Droit de retrait sur le TCSP : « des engagements pris », des contrôles renforcés, une reprise lundi ?

Par 17/01/2026 - 05:07 • Mis à jour le 18/01/2026 - 08:08

Deux réunions se sont tenues ce vendredi (16 janvier), entre les syndicats et la direction de Martinique Transport mais aussi avec les services de l'Etat, afin de trouver une issue au droit de retrait des conducteurs de BHNS, depuis lundi 12 janvier.

    Droit de retrait sur le TCSP : « des engagements pris », des contrôles renforcés, une reprise lundi ?
La délégation syndicale et des chauffeurs, avec le commandant de police à l'issue d'une réunion en préfecture.

Deux réunions pour sortir de la crise. Ce vendredi matin (16 janvier), les syndicats ont d'abord rencontré la direction de Martinique Transport, au siège de cette dernière.

Depuis lundi (12 janvier), les chauffeurs de BHNS exercent leur droit de retrait, pour dénoncer des incivilités à répétition, des intrusions sur la voie du TCSP et des feux de circulation en panne.

Le dernier incident sur la voie du TCSP, a entrainé le décès d’une femme la veille de Noël.

Pour les conducteurs, la situation est devenue ingérable. Ils attendent des mesures concrètes. Jean-Pierre Marcelin, déléguée syndicale CGTM, ressort satisfait de cette première réunion :

Des engagements ont été pris. Ils ont noté toutes nos doléances. D’autres rencontres vont être organisées, donc on attend. J'ai déjà aperçu la police nationale, faire des contrôles dans le couloir du TCSP, c’est déjà bien, mais on veut des actions concrètes, pour garantir la sécurité des conducteurs.

Les contrôles de police vont être renforcés

Une deuxième réunion a eu lieu ce vendredi après-midi en préfecture concernant les sanctions pouvant être prises à l’encontre des usagers utilisant la voie du TCSP.

Rodrigue Bellechasse, délégué syndical FO, chef d’équipe contrôle à la Régie des Transports de Martinique, était plutôt positif hier, à l’issue de cette réunion, même s’il reste prudent. 

Beaucoup de personnes qui n'ont rien à faire sur la voie du TCSP et prennent cette voie, ce qui nous met en difficulté. Les seuls véhicules autorisés, ce sont les BHNS, les véhicules de services et bien sûr, les véhicules des forces de l'ordre et du secours. Jusqu'à la fin du mois de janvier, on va intensifier les contrôles avec les services de police de manière à verbaliser et à faire prendre conscience aux automobilistes que c'est une voie qui nous est strictement réservée.

Une position que confirme le commissaire Michel Aleu, le Directeur Territorial de la Police Nationale, après plusieurs réunions de travail entre les acteurs :   

Il a été établi qu'il fallait ramener de l'ordre sur le TCSP. Il y avait beaucoup de mauvais usages, notamment des taxi collectifs qui roulent sur le TCSP alors qu'ils n'ont plus le droit désormais. Et puis également des automobilistes et des deux-roues qui profitent cette voie pour aller plus vite et qui sont dangereux. L'idée, c'est à la fois travailler sur les personnes qui ne paient pas le bus, c'est-à-dire qu'on va sécuriser les contrôleurs qui vont pouvoir vérifier que les gens ont effectivement leur type de transport pour pouvoir accéder au bus, mais surtout on va en profiter pour contrôler les gens qui seront de manière indue sur le TCSP et les verbaliser.

Entre « pédagogie et répression », des contrôles réguliers vont être menés aux heures de pointe, là où les incivilités sont les plus importantes.

Des travaux sur les feux de circulation

Un autre point de crispation des chauffeurs de BHNS concerne les feux de circulation. Là encore, ils ont eu des engagements de la mairie de Fort-de-France, selon Rodrigue Bellechasse

C'est elle qui en charge les feux sur la zone Fort-de-France. Des travaux étaient prévus de lundi à vendredi et ils nous ont promis que les feux seront réparés ce vendredi. Donc on espère. On va jeter un petit coup d'œil, voir si c'est fait, si c'est déjà fini ou pas et puis on va aviser. On va faire la remontée auprès de nos collègues conducteurs et c'est eux qui ont le dernier mot parce que c'est eux qui sont en droit de retrait et sont les principaux impactés.

Pour Etienne Frédérique, chauffeur de BHNS, les choses sont claires : « tant que tout n'est pas carré et réglé », pas question de reprendre le volant.


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