Douze jeunes recrues intègrent la police nationale en Martinique

Par 20/08/2025 - 18:41 • Mis à jour le 20/08/2025 - 18:41

La police nationale renforce ses rangs. Douze élèves policiers adjoints et cadets de la République ont été accueillis, ce mercredi matin (20 août), lors d’une cérémonie officielle à l’hôtel de police du Lamentin.

    Douze jeunes recrues intègrent la police nationale en Martinique
@Morgane Garnier

Les rangs de la police nationale se renforce avec l’arrivée de jeunes recrues.

La cérémonie de sortie de la 153ème promotion d’élèves policiers adjoints et de la 20ème promotion de cadets de la République du service territorial du recrutement et de la formation s’est déroulée, ce mercredi matin (20 août), à l’hôtel de police du Lamentin.

Sur 18 candidats au total, 12 se sont ainsi vu remettre leur diplôme : 4 nouveaux cadets de la République et 8 nouveaux policiers adjoints.

« Une passion depuis tout petit »

La formation de cadet de la République dure un an et permet à des jeunes âgés entre 18 et 30 ans de préparer le concours de gardien de la paix et d’exercer les fonctions de policier adjoint pendant six ans sur le territoire.

Cette année, c’est Fabien Moustin, 19 ans, qui termine major de promotion. Depuis tout petit il voulait être policier.

Le métier de policier exige certaines valeurs : le dévouement, la rigueur et l'impartialité. Et je les partage. Quand d’autres voyaient les stars de football comme des idoles, moi, c'étaient les policiers. Je me voyais exercer ce métier, et depuis petit. J’ai de la famille dedans. Mon objectif, c'est la brigade motorisée. Je me suis dit pourquoi pas faire de mes deux passions un seul métier. Mon parcours a été très simple. Après mes années au collège, j'ai intégré la filière métier de la sécurité au lycée professionnel Dumas Jean-Joseph. Et à l'issue, j'ai effectué des stages en milieu professionnel. On m'a conseillé, étant donné que j'aimais le métier, de tester la formation de cadet de la République. J'ai bien aimé, alors je me suis donné les moyens et je suis allé chercher le concours.

« Je voulais être utile »

La formation de policier adjoint dure 4 mois. Son rôle : assister les gardiens de la paix dans leurs missions de surveillance, d’assistance et de répression.

Cette année, c’est Ameline-Stella Tourel, 20 ans, qui est la major de la promotion d’élèves policiers adjoints.

Elle explique pourquoi elle a décidé de suivre cette formation.

C'est venu très tardivement. J'ai une petite fille. Et c’est à elle que je dois le déclic, par rapport à tout ce que je vois aujourd'hui. En fait, en entrant dans la police, c'est un peu comme lui montrer l’exemple, pour qu’elle sache quel chemin suivre. Peut-être pas le mien dans la police, mais en tout cas, ça permet de poser les cadres pour ne pas qu'elle dérive. C'est l'une des raisons qui me motive et, de plus, je voulais être utile, avoir un métier d'action sur le terrain. Je vais d'abord tâter le terrain durant cette année et, par la suite, je vais m'instruire pour le concours de gardien de la paix.

« Recalés au niveau du sport »

Des renforts qui seront les bienvenus, mais qui sont loin d’être faciles à recruter, l’un des écueils étant la forme physique des postulants.

André Archange, chef du service territorial du recrutement et de la formation pour la police nationale en Martinique, explique les raisons de ces difficultés de recrutement.

Actuellement, nous avons des difficultés pour recruter nos jeunes. Ils viennent à nos recrutements, mais ils se font recaler au niveau du sport. Aujourd’hui, ils font beaucoup moins de sport et quand ils arrivent aux épreuves sportives, ça ne passe pas. C'est vraiment là que nous perdons le maximum de jeunes. Il y a aussi l’écrit, puis un entretien face à un jury qui détecte les qualités et les valeurs de chaque jeune.

Ceux qui parviennent à passer les tests et l’entretien intègrent une formation et peuvent espérer faire carrière dans la police, comme l’explique André Archange.

Nos formations permettent d'amener le jeune vers un niveau qui lui permettra plus tard d'intégrer la police nationale. C'est-à-dire que nous acceptons de prendre un jeune et de le dégrossir un petit peu. A partir du moment où on sent chez lui des qualités, on se dit qu’il y a quelque chose à faire. Je pense que pour les jeunes Martiniquais, c'est très important. On va chercher des jeunes qui, parfois, pensent qu'ils ne peuvent pas intégrer la police. Et ce que j'apprécie, c'est de voir, au bout de quelques mois de formation, ces jeunes vraiment à l'aise et me regarder avec un sourire de fierté en disant je ne pensais pas que c'était possible, mais je l'ai fait.

 


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