Grève de Transaglo : les sites de l'Étang Z’abricot et du Lareinty toujours paralysés
Malgré une réunion de médiation avec les autorités du travail, le conflit social à Transaglo s'enlise. Les sites restent bloqués et Martinique Transport décline toute intervention dans ce litige interne.
La situation est au statu-quo après la rencontre organisée ce jeudi (26 mars) entre la direction de Transaglo et la DEETS (Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités). Aucune nouvelle date de négociations n’a été fixée.
Maintien du statu-quo et blocage des sites
Les grévistes s'opposent fermement à l'offre salariale de la direction et maintiennent une mobilisation active sur le terrain, entraînant le blocage persistant des sites de l'Étang Z’abricot et de Lareinty.
De son côté, Martinique Transport a confirmé par la voix d'Arnaud René-Corail qu'elle n'interviendra pas dans ce dossier. L'autorité organisatrice estime qu'il s'agit d'un conflit interne entre un sous-traitant et son personnel et se contente d'attendre un déblocage de la situation.
Pour l'heure, le gérant de l'entreprise, Emmanuel Phares, n'a pas pu être joint, alors que la détermination syndicale reste forte sur les points de blocage.
Des engagements non tenus
Pour Stéphane Rierny, chauffeur et membre du CSE de Transaglo, le nœud du problème réside dans le non-respect d'accords passés sur l'harmonisation sociale :
L'année dernière, un engagement avait été pris pour aligner nos conditions sur celles des salariés du CPT, mais Martinique Transport ne l'a pas respecté. C’est un manque de parole. Si nous avons bien perçu une partie du 13ème mois entre septembre et décembre, comme convenu lors de la signature pour la prolongation du marché, l'alignement des salaires avec les autres chauffeurs n'a jamais eu lieu. Nous avons tenté de négocier jeudi, mais sans solution concrète, nous restons mobilisés et les sites demeurent bloqués jusqu'à ce qu'une issue soit trouvée.
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