Fêtes de fin d’année : des associations mobilisées auprès des femmes en grande précarité
Alors que la période des fêtes renforce les moments de partage pour une partie de la population, elle accentue aussi l’isolement et la détresse de personnes en situation de grande précarité.
En cette fin d’année, l’isolement social se renforce pour les personnes les plus fragiles. En Martinique, les femmes figurent parmi les publics les plus exposés. Victimes de violences physiques, verbales, conjugales, psychologiques ou financières, certaines cumulent plusieurs difficultés, entre addictions, errance ou grossesse.
Face à ces situations difficiles, des associations intensifient leurs actions pour accompagner ces personnes.
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En grande précarité
La Croix-Rouge Martinique intervient notamment à travers son Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogue (CAARUD). Carole Alixe, directrice du service santé précarité, a détaillé la démarche:
On a commencé à faire des maraudes d'exploratoires où on a commencé à parler avec une femme, deux femmes. On en avait déjà sur nos fils actifs, mais elles nous ont conduit vers d'autres femmes. On s'est rendu compte qu'il ne fallait pas juste faire la maraude exploratoire. Il y avait des alliances à pouvoir mettre en place avec les bourreaux, avec les compagnons, avec certains dealers aussi qui se servent de ces femmes en termes de monnaie d'échange, pour pouvoir leur expliquer un petit peu que notre intérêt à nous était juste de pouvoir améliorer les difficiles conditions de vie de ces femmes et de leur offrir un espace dédié.
Aujourd’hui, près de 80 femmes sont suivies régulièrement au sein de la structure.
L'accueil des femmes enceintes
L’Acise Samu Social de Martinique agit en coordination avec les services sociaux, médicaux et psychiatriques pour assurer une prise en charge globale des profils les plus sensibles, notamment des femmes enceintes en situation d’errance.
Thierry Labbe, cadre coordonnateur des équipes de maraude, a expliqué le protocole mis en place :
Une fois que cette personne, elle accepte de venir vers nous, en règle générale, nous demandons à l'équipe de psychiatrie, qui est aguerrie à la question de l'entretien de ce type de public, de tenter une datation afin que nous sachions de combien de mois de grossesse cette personne est là. Une fois que la datation est faite, nous accompagnons cette personne. Une fois que la personne accepte de venir au CHS, au Centre d'hébergement de l'Acise, elle a un lit dédié 24 heures sur 24. Nous ouvrons cette personne afin de protéger à la fois la maman et le bébé.
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