Conflit Transaglo : toujours aucun accord, le réseau de transport reste paralysé
La situation reste bloquée ce mardi 31 mars dans le conflit social chez Transaglo. Depuis deux semaines, la grève des conducteurs empêche toute circulation des bus dans le centre, faute d’accord entre salariés et direction.
Un bras de fer qui dure. Depuis le 17 mars, les conducteurs de Transaglo sont en grève pour réclamer des augmentations de salaire. Conséquence directe : les dépôts de l’Étang Z’Abricot et du Lareinty sont toujours fermés. Le réseau de transport est à l’arrêt depuis près de deux semaines dans le centre.
Des discussions au point mort
Malgré une réunion de médiation avec la DEETS en fin de semaine dernière, aucun accord n’a été trouvé. Les grévistes ont bien reçu une proposition de la direction. Elle est actuellement à l’étude. Une nouvelle date de négociation pourrait être envisagée.
Jonathan Marc, agent de parc Transaglo, explique :
Du côté du patron, c’est toujours la même chose. Il reste toujours sur ses positions. Il nous a quand même fourni de quoi travailler au niveau de la masse salariale. Donc, nous examinons tout ça, nous regardons attentivement et nous espérons pouvoir lui proposer quelque chose et pouvoir enfin s’en sortir. Mais nous restons mobilisés et motivés.
De son côté, la direction attend un retour des salariés. Le gérant Emmanuel Pharès se dit préoccupé par l’évolution du conflit :
Le point bloquant, c’était sur l’histoire de 150 € et moi, je proposais 3 %. Ils sont partis et ils ont dit qu’ils feraient un retour à la direction départementale. Et à ce jour, on n’a toujours pas de retour puisqu’on n’a jamais été conviés. Mais je constate que c’est un conflit qui est parti dans tous les sens.
Il assure néanmoins vouloir préserver l’entreprise, déjà fragilisée sur le plan financier.
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Une pression qui monte autour du conflit
Dans ce contexte, les appels à reprendre le dialogue se multiplient.
Dans un communiqué publié lundi, le groupe La Martinique Ensemble à la CTM appelle à une reprise immédiate des négociations entre direction, représentants des salariés et Martinique Transport. Le groupe estime que la situation actuelle devient difficilement soutenable :
Nous ne remettons pas en cause le droit de grève. C’est un droit constitutionnel, et les salariés de Transaglo ont toute légitimité à défendre leurs conditions de travail. Mais nous ne pouvons pas non plus détourner le regard devant la disproportion entre un conflit salarial lié à un sous-traitant et la paralysie totale du réseau de transport d’un bassin de 170 000 habitants.
En attendant une issue, la grève se poursuit ce mardi. Le réseau reste paralysé, avec des conséquences importantes pour les usagers du centre.
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