Grève à Transaglo : le réseau de transport fortement perturbé en Martinique
Le mouvement de grève des salariés de Transaglo se poursuit ce mercredi 18 mars, entraînant d’importantes perturbations sur le réseau de transport de la CACEM. Environ 70 % des lignes sont à l’arrêt, notamment à Fort-de-France et à Schœlcher, tandis que seules quelques dessertes restent assurées.
La situation reste très perturbée ce mercredi en Martinique. Les lignes de Fort-de-France et de Schœlcher sont totalement à l’arrêt. Seules certaines dessertes continuent de circuler, notamment à Saint-Joseph et au Le Lamentin.
Au total, près de 70 % des lignes du réseau géré par la CACEM ne sont pas desservies, parmi :
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Un conflit social qui s’enlise
Depuis mardi, les salariés de Transaglo, sous-traitant du réseau exploité par la Régie des Transports de Martinique, ont entamé un mouvement de grève. Ils bloquent notamment les accès au centre technique et de sécurité de l’Étang Z’Abricot, perturbant fortement la circulation des bus sur plusieurs communes.
À l’origine du conflit : des négociations annuelles obligatoires jugées bloquées, ainsi que des inquiétudes liées au futur marché du transport. Les salariés réclament notamment des garanties et souhaitent rencontrer Martinique Transport.
Christophe Rosamond, délégué syndical CGTM à Transaglo, explique :
On a commencé la négociation il y a trois mois et aujourd'hui on entend des bruits de couloirs que Martinique Transport a lancé un nouveau appel d'offres. Mais ces Nao, qui se font chaque année, sont obligatoires par la loi. Et aujourd'hui, nous nous retrouvons pour des peccadilles qui disent que les négociations ne sont pas obligatoires. Nous sommes un peu perdus de ce marché là parce qu'ils disent qu'il y a un nouveau marché. Nous avons des garanties qui disent qu'on sera tous à la même enseigne. Et là, aujourd'hui, nous voulons une garantie : au 1ᵉʳ janvier, nous soyons tous au même niveau.
Une direction qui juge les revendications excessives
De son côté, la direction de Transaglo estime que les demandes des salariés ne sont pas réalistes, notamment au regard de la situation économique de l’entreprise. Emmanuel Phares, gérant de Transaglo, affirme que :
On n'entend pas de grève sur le Nord, on n'entend pas de grève sur le Sud. Ces salariés qui sont en train de gréver, les premiers qui sont entrés sur le réseau en 2006, à l'heure actuelle, leurs salaires ont doublé. Moi, il faut comprendre comment on peut demander 300 € d'augmentation. Je n'ai jamais entendu ça de nulle part. Moi, oui, effectivement. C'est toujours maintenu, les 3% sont maintenus. Il y a déjà un marché de lancé. Au début, j'ai pour début janvier 2027.
Le conflit reste pour l’heure sans issue favorable.
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