Piqûres de moustique : l’ARS lance une concertation sur le plan PILA contre les arboviroses
Pour mieux contrer les arboviroses (maladies liées aux piqûres de moustique), l'ARS Martinique lance le plan "PILA" (Plan intégré de lutte contre les arboviroses) : un nouveau dispositif plus moderne qui mise sur l'innovation et la mobilisation de tous les citoyens.
C’est une étape clé pour l’ARS dans sa lutte contre les arboviroses, ces virus dont la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Après un an d’échanges, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a réuni mercredi (11 mars) des institutions, scientifiques et collectivités dans un séminaire.
Lancement du plan PILA
Celui-ci servira à lancer un nouveau plan stratégique contre les maladies transmises par les piqûres de moustique, baptisé "PILA".
Ce nouveau dispositif doit moderniser la lutte contre ces maladies et remplacer l’ancien plan PSAGE dengue, jugé désormais dépassé.
L’objectif est de mieux coordonner la lutte contre les moustiques et les épidémies, autour de quatre axes : mieux surveiller les virus, mieux organiser les soins en cas d’épidémie, améliorer la lutte contre les moustiques et renforcer la prévention et la mobilisation de la population.
Ces virus circulent régulièrement sur l’île, avec une épidémie tous les deux à trois ans depuis plus de 15 ans.
Une stratégie de co-responsabilité
Pour Anne Sophie Mercier Guyon, directrice déléguée à la veille et à la sécurité sanitaire à l’ARS Martinique, ce nouveau plan PILA va faire évoluer la lutte avec l’implication de tous :
Ça va permettre de progresser et d'évoluer dans la manière dont l'ensemble des institutions, des professionnels et aussi des citoyens participent à la prévention, la lutte et la prise en charge des arboviroses. Tous les plans qui sont organisés, qui nous permettent de préparer nos institutions aux différents événements n'ont jamais vocation à être arrêtés, stabilisés. Ce sont toujours des documents qui sont évolutifs, donc on ne change pas, on évolue. Donc, forts de l'expérience du précédent plan et malheureusement des précédents de l'épidémie, on a travaillé les conjointements avec l'ensemble des professionnels concernés pour améliorer tout ce qui relève de la coordination des acteurs, le rôle des communes et des collectivités territoriales, la place et le rôle des citoyens dans leur participation, notamment sur les phases de surveillance et de prévention.
Une lutte écologique
Le plan PILA recommande de réduire l’usage de pesticides, notamment à cause des résistances des moustiques. La directrice déléguée explique également que d'autres méthodes de lutte seront donc testées :
Il y a actuellement un certain nombre de techniques qui sont testées, comme la technique des insectes stérilisés ou des techniques de piégeage ciblées qui sont testées. Souvent, la difficulté, effectivement, c'est l'ampleur de cette prolifération vectorielle qui doit permettre de passer de phases de test, de projets qui sont souvent encore des projets de recherche appliqués, à des phases d'utilisation grand format et sur des territoires plus importants.
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