Les élus de l’Assemblée de Martinique adoptent un dispositif visant à limiter les conséquences sanitaires des sargasses
Réunis en séance plénière ce jeudi 29 janvier 2026, les élus de l’Assemblée de Martinique ont voté en faveur de la création d'un dispositif visant à atténuer l'impact sanitaire, social et économique des sargasses
L’Assemblée de Martinique a validé un dispositif stratégique visant à atténuer l'impact sanitaire, social et économique des sargasses, particulièrement pour les populations du Nord-Atlantique. Ce plan définit l’organisation des moyens et les actions concrètes à déployer dans les zones sinistrées.
Ces mesures concrétisent les engagements du Président du Conseil Exécutif, pris lors d'une concertation avec le collectif des riverains du Robert, la Préfecture et le GIP Sargasses. Parmi les premières initiatives figure une aide financière à destination des familles vulnérables pour compenser l'usure prématurée de leurs équipements électroménagers due aux émanations gazeuses.
Une concertation quadripartite
David Dinal, 3ème vice-président de l’assemblée et administrateur du GIP Sargasses, détaille les contours de ce dispositif. Fruit d'une concertation étroite entre la CTM, l’État, les EPCI et les communes, ce plan a reçu le soutien unanime des élus.
Plusieurs mesures clés ont été présentées. Le deuxième article prévoit la création d’un dispositif d’accompagnement sanitaire pour les populations vulnérables impactées par les sargasses, notamment les femmes enceintes et les personnes âgées. Ces dernières pourraient bénéficier d’un accueil temporaire dans des sites non exposés aux émanations, leur offrant ainsi une période de répit nécessaire. Le troisième article, soumis aux parlementaires, propose une réduction ou une exonération temporaire de la taxe foncière pour les habitants des zones sinistrées
Vers un bouclier sanitaire
Une demande cruciale de reconnaissance d'état de catastrophe sanitaire est également portée. Cette mesure permettrait notamment de préserver les garanties des équipements domestiques, lourdement dégradés par les gaz toxiques.
Sur le plan financier, la Collectivité s’engage à apporter une contribution dans le cadre d’une avec les différentes parties prenantes, et voté à l'unanimité par les élus
L’ensemble de ces mesures pourrait être intégré au dispositif expérimental "QPS – Quartier Prioritaire Sargasses", une initiative conjointe de la Collectivité Territoriale de Martinique et de l’État. Dans ce cadre, la CTM s’engage à participer activement au financement de ce dispositif.
Pour Mario Desirliste, président du collectif anti-sargasses au Robert, les engagements de la CTM vont dans le bon sens mais il reste vigilant.
À ÉCOUTER La réaction de Mario Desirliste
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