CEREGMIA : Kinvi Logossah entendu ce mercredi

Par 20/01/2016 - 12:53 • Mis à jour le 20/01/2016 - 12:53

Kinvi Logossah est attendu dans les locaux du SRPJ aujourd’hui mercredi; c'est la suite de l’enquête liée aux conditions d’utilisation des fonds européens entre le CEREGMIA et l’université. 4 personnes ont déjà été entendues par la section financière de la PJ dans cette affaire. Le juge leur avait signifié leur mise en examen au terme de leur garde vue. Fred Célimène - l’ancien directeur du CEREGMIA - et Pascal Saffache, l’ancien président de l’Université font partie des 4 personnes déjà épinglées dans ce dossier.

    CEREGMIA : Kinvi Logossah entendu ce mercredi
Les auditions de l’ancien bras droit du directeur du laboratoire de recherche ont pour objectif de bien cerner cette histoire de fonds européens à l’Université : quel mécanisme avait été mis en place et surtout comment ces fonds avaient été utilisés ? Pour rappel des rapports mettent en doute la bonne utilisation de tout cet argent...à tel point que l’Europe réclame aujourd'hui à l’établissement le remboursement d’une enveloppe allant de 7 à 10 voire 14 millions d’euros ! C’est d’ailleurs la mission qui a été confiée aux techniciens de l’Office européen de Lutte Anti Fraude) :' ils procèdent également aux auditions puisqu’ils ont toute la maîtrise de ces dossiers techniques.

L’OLAF est une structure qui a été créée afin d aider à lutter contre la fraude et autres comportements illégaux aux préjudices des intérêts financiers de l’Union Européenne... Ces spécialistes devront donc pouvoir dire, à travers le rapport qui sera remis au juge et après toutes ces auditions ce qui s’est réellement passé et - bien sûr - être en mesure de dire au magistrat comment a été utilisé cet argent !

Evidemment de nombreux soupçons portent sur les anciens dirigeants du CEREGMIA, c’est pourquoi plusieurs mises en examen ont été notifiées la semaine dernière à 4 personnes dont Fred Célimène, l’ancien directeur du Laboratoire. Le magistrat lui a signifié, 7 chefs de mises en examen dont le détournement de fonds et le faux en écriture publique. Ce dernier avait également envisagé un placement en détention provisoire, estimant que Fred Célimène avait une forte personnalité, qu’il était trop influent à l’Université, et qu’il pourrait exercer des pressions sur d’éventuels témoins ou autres personnes qui seraient liées de près ou de loin à la gestion du Laboratoire. Des arguments que l’avocate de Fred Célimène avait contesté avant de démontrer que cette incarcération ne se justifiait pas. Maître Dinah Rioual Rosier a pour l’instant été entendue.

Audrey Ollon et Jean-Marc Pulvar