3,2 millions d'euros détournés à la CTM : un procès programmé au mois de mai

Par 02/02/2026 - 12:20 • Mis à jour le 02/02/2026 - 14:47

Un procès aura bien lieu dans l'affaire de détournement de fonds à la CTM sur le budget dédié à la prestation compensation du handicap. L'audience prévue le 18 mai 2026 permettra de comprendre comment 3,2 millions d'euros ont pu être détournés durant plusieurs années.

    3,2 millions d'euros détournés à la CTM : un procès programmé au mois de mai

Dans un communiqué diffusé ce lundi, la Collectivité Territoriale de Martinique annonce la tenue d'un procès dans le cadre de la plainte déposé pour détournement de fonds publics.

Cette affaire révélée en décembre 2024 avait mis en lumière une opération bien organisée de détournement d'argent public au sein d'un service social de la collectivité. Une fonctionnaire épaulée de complices se serait accaparé 3,2 millions d'euros. Ces sommes étaient prélevées sur le budget alloué à la prestation compensatoire du handicap.

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De 2019 à 2024

Les investigations des forces de l'ordre étant arrivées à leur terme, une audience a été fixée au 18 mai 2026. Les personnes mises en cause seront jugées pour détournement de fonds publics, recel, abus de confiance, faux et usage de faux.

Une première audience sur le principe de la reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) aura lieu à la fin du mois de mars 2026. C'est ce qu'explique maître Céline Burac, avocate de la CTM dans cette affaire :

Il y aura à minima deux audiences. Une première audience qui se tiendra le 30 mars prochain pour un certain nombre d'individus qui vont comparaître en CRPC suivie d'une audience collégiale devant le tribunal correctionnel qui aura lieu le 18 mai 2026. Le montant du péjudice est considérable. Il est important de faire ressurgir la vérité sur ces faits. Il s'agit d'argent public. Il était fondamental de poursuivre ces faits. D'autres victimes ont déposé plainte puisqu'il y a eu de nombreuses falsifications de documents

Au cours de l'enquête administrative diligentée par la CTM, il a été révélé que ces agissements ont débuté en 2019 pour se poursuivre jusqu'en 2024.

La fonctionnaire mise en cause dans cette affaire a été immédiatement suspendue puis révoquée de ses fonctions au sein de la Collectivité précise le communiqué rendu public ce jour.

"Aucune perquisition n'a eu lieu à mon domicile"

Dans cette affaire, les signatures de deux élus ont été usurpées. Audrey Thaly Bardol, conseillère exécutive en charge des affaires sociales et Francis Carole, qui avait la charge de ce porte-feuille de 2015 à 2021, sont concernés.

La première nommée, qui est aussi candidate aux élections municipales au Gros-Morne, s'est fendue d'un communiqué pour apporter des précisions sur ce sujet. Elle explique avoir porté plainte et dément les rumeurs qui font état d'une perquisition à son domicile.

J’ai moi-même également déposé une plainte auprès du parquet de Fort-de-France notamment pour faux et usage de faux. Ceux qui tentent de faire de cette affaire un outil de campagne au Gros-Morne se trompent lourdement : la justice suit son cours et la vérité finira par s’imposer. Je mets un terme définitif à ces allégations : aucune perquisition n’a eu lieu à mon domicile. Ceux qui cherchent à semer la confusion au Gros-Morne et en Martinique n’y parviendront pas : ils ont déjà échoué, car la vérité emprunte toujours les escaliers pour rattraper l’ascenseur du mensonge


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