Les forces de l'ordre victimes de tirs par arme à feu à Sainte-Thérèse

Par 23/11/2021 - 09:51 • Mis à jour le 23/11/2021 - 09:48

La nuit a été compliquée pour les policiers et les sapeurs pompiers à Fort-de-France où ils ont été la cible de tirs par balle.

    Les forces de l'ordre victimes de tirs par arme à feu à Sainte-Thérèse

Des forces de l'ordre et des pompiers ont été à plusieurs reprises pris pour cibles par des tirs d'arme à feu dans la nuit de lundi à mardi ( 22 au 23 novembre 2021) à Fort-de-France sans faire de blessés, a indiqué à RCI la Sécurité publique.

Les forces de l'ordre, ainsi que des pompiers, ont été visés par des tirs d’armes à feu et des jets de projectiles alors qu'elles intervenaient sur des feux de poubelles allumés sur la voie publique dans le quartier de Sainte-Thérèse à Fort-de-France, selon des sources policières.

"Nous sommes intervenus sur des feux de poubelles à Sainte-Thérèse vers 23H30 en appui des pompiers. Nous avons reçu des projectiles. D'autres feux de poubelles et de véhicules ont été allumés vers 01H45, c'est à ce moment que les patrouilles ont essuyé des tirs de 9 mm à plusieurs reprises. Des impacts ont été relevés sur les véhicules", a précisé la direction départementale de la sécurité publique.

Le réseau routier est par ailleurs fortement perturbé. L’accès à l’agglomération de Fort-de-France, au centre de la Martinique, est impossible depuis le sud et le nord de l'île. Des camions, des taxis mais aussi des palettes et des pneus ont été disposés à des points stratégiques du réseau routier.

Ces barrages ont été installés tôt mardi matin à l'appel de l’intersyndicale.

"Nous disons au préfet de nous respecter", a lancé Eric Bellemarre, secrétaire général Force Ouvrière Martinique, sur l'antenne de la radio RCI mardi matin. 

"Le Premier ministre a annoncé qu'il fallait ouvrir un espace de dialogue mais son représentant local n'a pas dû recevoir le message", a ajouté le leader syndical.

Les grévistes s'indignent de ne pas avoir été reçus lundi par le préfet de la Martinique au terme de la première journée de manifestation, justifiant le durcissement du mouvement.