L'ASMA 972 lance une pétition nationale pour affronter la crise des sargasses
Alors que le gouvernement prépare son troisième plan de lutte contre les sargasses, l'ASMA 972 (Association Sargasse Martinique) monte au créneau. En lançant une pétition ce lundi 2 février, l'association entend peser sur les décisions de l'État et obtenir une prise en charge totale des dégâts sanitaires et matériels causés par l'algue brune.
Ce lundi 2 février, une pétition a été lancée par l’Association Sargasses Martinique 972 pour exiger une réponse de l’État face aux échouements qui touchent les Antilles depuis plus de 14 ans.
L’ASMA 972 a été créée en 2024 pour rassembler et fédérer tous les collectifs et associations menant des actions contre la pollution due aux émanations de l'algue brune.
L'obligation minimale de 100 000 signatures
La pétition "Sargasses : il est urgent d’agir !" doit obtenir 100 000 signatures pour être déposée sur la plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale et plus de 500 000 signatures pour être débattue dans l’Hémicycle.
Au cœur des revendications : un statut juridique des sargasses, des ramassages sous 48 heures pour limiter les gaz toxiques, une meilleure surveillance sanitaire ainsi que des aides pour les communes lourdement impactées.
Sylvie Bécrit, présidente de l’Association Sargasses Martinique, revient sur l'origine de la naissance de la pétition :
L'idée d'une pétition est venue parce que le plan Sargasse 3 est en cours de constitution. Il doit, d'après les déclarations de la ministre au Sénat, voir le jour au cours du premier semestre 2026. Il est important de mener cette pétition pour essayer d'avoir plus de poids vis-à-vis des décisions que pourrait prendre le gouvernement. Il faut qu'on obtienne ces 100 000 signatures. Donc, c'est pour ça que nous faisons appel à tous les habitants de la Martinique, à leurs amis et de la Guadeloupe aussi, à la diaspora, aux touristes, et à tous les gens consternés de voir la dégradation de nos espaces.
Une série de demandes effectuées par l'ASMA 972
La présidente de l’ASMA demande de nouveaux moyens, un statut juridique pour les sargasses et rappelle l’historique de personnes déjà engagées :
C'est un vrai problème vis-à-vis des assurances, et vis-à-vis de beaucoup de choses. Jusqu'à présent, les sargasses n'ont pas de statut juridique. C'est la clé de beaucoup de nos problèmes aussi. Nous demandons des moyens supplémentaires pour pouvoir organiser le ramassage des sargasses. Il faut développer la prévention, permettre plus de consultations, mobiliser plus de médecins pour soigner les gens qui sont malades. Il faut aussi indemniser les gens qui perdent leur matériel, leur toiture, leur équipement. Il faut aussi protéger nos mangroves qui sont en train d'être détruite. Il y a beaucoup d'aspects, et c'est très coûteux. Quand on voit ce que ça coûte actuellement de ne rien faire et ce que ça coûte aux communes impactées, il y a une forme d'injustice. Il faut absolument que ce soit l'État qui prenne en charge les choses. Le GIP fait ce qu'il peut mais n'a pas les moyens. Il faut savoir que le plan Sargasse 2 prévoyait 36 millions d'euros sur quatre ans pour la Martinique, la Guadeloupe et les îles du Nord. Si on divise par le nombre de départements et par le nombre d'années, on se retrouve avec 2,5 millions ou 3 millions pour la Martinique par an. Et quand on voit le prix des barrages, le prix des sargators, le prix du personnel, on est très loin du compte. Il a été évoqué la question d'une rallonge de 2,5 millions. C'est largement insuffisant. Il y a beaucoup d'aspects qui n'ont pas été pris en compte.
Voici un lien vers la pétition hébergée sur la plateforme Change.org : https://c.org/yhdMbykj2j
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