Deux médailles pour le miel familial de Kadomiel
La production de l'entreprise martiniquaise a été récompensée au concours des miels de France au début du mois de février.
Bonne nouvelle pour le miel martiniquais. Le 9ème concours des miels de France, qui s’est tenu le 5 février dernier, a récompensé les apiculteurs du territoire. Kadomiel, entreprise familiale fondée en 2022 est repartie avec deux médailles – une en or et une en argent – ainsi que le coup de cœur du jury.
Alain Lof, fondateur de Kadomiel et apiculteur depuis 40 ans, se réjouit de cette récompense qui nourrit de nombreux espoirs :
C'est une équipe, c'est une famille qui a pu travailler autour de moi pour qu'on puisse obtenir ces médailles. C'est un gage d'espoir pour l'avenir et aussi un gage pour montrer que nous avons un potentiel chez nous qui reste encore inexploité. Je vous dis que moi, je travaille beaucoup sur la typicité des régions, mais on peut travailler beaucoup sur les valeurs thérapeutiques des miels. On peut travailler sur les valeurs floristiques des miels, sur les valeurs alimentaires des miels. Il y a tout un champ d'investigation, de travail qu'on peut effectuer sur les miels
Contraintes climatiques et importation
Bien que les Martiniquais soient attachés au miel local, ce dernier est confronté au dérèglement climatique. Chaque année, les apiculteurs doivent s’adapter aux périodes de sécheresse.
Ces difficultés pèsent sur des producteurs qui doivent faire face à la concurrence des produits importés pour pallier les ruptures d'approvisionnement :
On a un décalage de saison. Avant, depuis janvier, février, on pouvait récolter du miel. Maintenant, on attend mars, avril, c'est-à-dire que les saisons sont un peu décalées, ce qui ne favorise pas. On a des périodes de stress très fortes, on a des périodes pluvieuses très fortes et donc le travail d'un apiculteur devient plus compliqué. C'est un produit qui se fait rare, donc c'est à nous, les apiculteurs, de ne pas la dévaloriser. Lorsqu'il y a pénurie, ce qui prévaut, c'est le miel importé, parce qu'il y a de la demande et sur le marché, les producteurs n'en ont plus. Donc, le consommateur ira vers les produits importés
Sur le marché de Fort-de-France, le miel local jouit d'une bonne cote. De quoi rassurer les producteurs locaux :
Ecoutezce qu'en pensent les consommateurs rencontrés par Eva Thomas :
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