« Hurler les failles » : 18 artistes, une exposition qui fissure le silence
Visible jusqu’au 14 février à la terrasse de Tropiques Atrium, « Hurler les failles » réunit le collectif PABE et ses invités autour d’un mot central : la faille. Une traversée plastique, intime et politique, portée par une scénographie de papiers suspendus et des œuvres qui parlent de mémoire, de rupture… et de réparation.
À Tropiques Atrium, la galerie Jean-Paul Césaire (la terrasse) accueille jusqu’au 14 février l’exposition collective « Hurler les failles », proposée par le PABE (Plastik Art Band Expérimental) dans le cadre de Fenêtre(s) sur Haïti.
Ici, la « faille » n’est pas un simple thème : elle devient une matière à explorer, fracture sociale, fêlure intime, rupture de mémoire. Inspirés par les mots du poète haïtien Jean Erian Samson, les artistes interrogent ce qui cède, ce qui se brise, mais aussi ce qui se transforme. Peinture, céramique, sculpture, installation, textile, calligraphie : les médiums se répondent, comme autant de façons de dire l’impact, puis la cicatrice.
Une scénographie qui fait entrer dans la faille
Le parcours est pensé comme une expérience : des écrans de papiers suspendus découpent l’espace central et invitent le visiteur à « s’y glisser », à se confronter aux 18 regards posés sur cette faille collective.
À cette mise en espace s’ajoute une présence graphique forte : des calligraphies conçues comme des « alphabets de fêlures », un écho direct au texte de Jean Erian Samson.
18 artistes, une pluralité de voix dont celle du seul homme
Autour du PABE et de ses invités, 18 artistes composent cette exposition chorale : Michèle Arretche, Nadia Burner, Claudy Dalla Fontana, Daouïa, Anick Ebion, Karin Eliasch, Sylviane Fedronic, Marie-Annette Fournier, Hélène Jacob, Françoise Lévy, Isabelle Pin, Garance Vennat… rejoints par Fabienne Cabord, Fabienne Clément, Chantaléa Commin, Valérie Pauvert, Maure, et Vincent Gayraud, seul homme du collectif invité.
Plasticien et enseignant en arts plastiques, Vincent Gayraud travaille notamment sur le portrait et ses “interférences”, comme une manière de perturber la lecture, de faire surgir une autre vérité derrière l’image.
Moi, ce qui m'avait perturbé, c'est lorsqu'il y avait eu les mouvements sociaux il y a à peu près deux ans. Ce décalage entre ce qu'on demande aux gens d'être et ce qu'on leur permet d'être. C'est ce qui explique que parfois, une société éclate, se fissure et qu'il y a des personnages qui peuvent symboliser cette opposition entre l'être, l'avoir. Une société qui enferme les gens et qui les manipule. C'est une faille sociale humaine qui apparaît à travers des personnages qui se dressent et qui provoquent
Infos pratiques
« Hurler les failles », exposition collective PABE et invités
Tropiques Atrium – Galerie Jean-Paul Césaire (la terrasse), Fort-de-France
Jusqu’au 14 février
Entrée gratuite
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