Peine pour matricide confirmée pour Jade

Par 21/01/2022 - 21:52 • Mis à jour le 21/01/2022 - 21:52

Qualification criminelle d'assassinat et peine confirmée pour Jade qui a été reconnue coupable des faits pour lesquels elle était poursuivie et condamnée à 14 années de réclusion criminelle.

    Peine pour matricide confirmée pour Jade

Au terme de cinq jours d'audience et de deux heures de délibéré, les trois magistrats professionnels de la Chambre des mineurs de la Cour d'Appel de Basse-Terre ont suivi, intégralement, les réquisitions de l'avocate générale, Elodie ROUCHOUSE,  qui a réclamé 14 ans et maintenu la thèse de la préméditation.

Elodie Rouchousse
Elodie Rouchouse, avocate générale

Rappelons que le 6 juillet 2020, vers 10 heures, sur le parking de Destreland à Baie-Mahault, Jade avait tiré, à très courte distance, à l'aide d'une arme de poing, un coup de feu à la tête de sa mère alors que celle-ci était assise sur le siège conducteur de sa voiture et que l'adolescente, âgée au moment des faits de 15 ans et demie, était, elle, assise à l'arrière du véhicule.

En première instance, en octobre 2021, le tribunal pour enfants du Parquet de Pointe-à-Pitre avait jugé pendant quatre jours l'accusée pour laquelle 15 années de réclusion avait été requises et 14 obtenues le 10 octobre 2021.

Ezelin
Le bâtonnier Roland EZELIN, du barreau de la Guadeloupe, avocat de la partie civile

Ce vendredi 21 janvier 2022, lendemain des 17 ans de Jade, pour la seconde fois, la jeune fille a donc été reconnue coupable des mêmes faits d'assassinat et condamnée à la même peine de 14 ans pour avoir tué celle qui, le 20 janvier 2005, lui avait donné la vie. 

Le bâtonnier Roland EZELIN qui plaidait pour la seule partie civile, le père de la victime et le grand-père de l'accusée, avait défendu l'acte accidentel, tout comme les avocats de la défense, maîtres Jenny MORVAN et Bertrand BURMAN,  qui nuançaient en partie leurs propos, éventuellement en coups mortels, autrement dit, des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mais aucun d'eux n'a finalement été ni entendu, ni suivi.

Défense
Maîtres Jenny MORVAN du barreau de la Guadeloupe et Bertrand BURMAN, du barreau de Paris, avocats de la défense et Margaux, avocate stagiaire

La condamnée a cinq jours pour se pourvoir en cassation. Une hypothèse peu probable puisque devant s'appuyer sur la démonstration d'un vice de forme dans l'instruction, dans l'acte d'accusation ou dans la procédure, ce qui est loin d'être évident.

 

 

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