Accident mortel impliquant un bus : le chauffeur devant les juges

Par 10/11/2021 - 10:17 • Mis à jour le 10/11/2021 - 10:14

C’est un accident marquant survenu au rond point de Saint-Felix au Gosier en mars dernier. Un bus fou avait percuté plusieurs véhicules, faisant des blessés et surtout un mort. L’axe avait cet après-midi là été complètement bloqué pour l’opération de secours. Ce mardi, le chauffeur du transport en commun devait s’expliquer sur ce drame. Le parquet a requis 1 an de prison avec sursis, mais la défense a soulevé une défaillance technique du poids lourd.

    Accident mortel impliquant un bus : le chauffeur devant les juges

Le 23 mars dernier, les secours sont intervenus sur un tragique accident survenu en plein après-midi au rond point de Saint-Félix. Un bus venait de percuter à contre-sens deux véhicules légers. Bilan de la collision, une femme légèrement blessée et surtout choquée et un homme de 49 ans, qui lui n'a pas survécu, incarcéré dans sa voiture. Père de 3 enfants dont 1 bébé, sa famille est venue hier à l'audience chercher des réponses.

Que s’est-il passé ce jour là pour que le choc soit aussi violent ? Le chauffeur mis en cause a expliqué à la barre, n’avoir rien pu faire. Il aurait entendu sous son engin, un bruit sourd juste avant, élément corroboré par des passants. Ensuite, le volant ne répondait plus, ni les freins. Lancé à 58km/h, il a voulu éviter la file d’embouteillage devant le lui et s’est alors dirigé tout droit, traversant le terre plein avant d’emboutir les deux voitures venant en face.

Pourtant l’expert judiciaire n’a décelé après coup, aucune anomalie sur le bus. « Cela peut arriver avec ce type de camion» a souligné le prévenu de 59 ans plutôt expérimenté, mettant en cause les pompes de freinage et des incidents, qu’il aurait signalé auparavant à sa direction. Il ne voulait d’ailleurs pas de ce bus, a-t-il déclaré. Le procureur s’est basé sur l’expertise officielle et a requis 12 mois de prison avec sursis. Le tribunal afin de mieux analyser tous ces éléments, a mis sa décision en délibéré au 23 novembre prochain.

Pour Maître Daïna Desbonnes, avocate du chauffeur salarié, la défaillance technique est à envisager : 

 

 

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