Hausse du carburant : « les prix vont refléter les augmentations mondiales », prévient le préfet de Martinique
Le prix du gazole augmentera bien au 1er mai en Martinique. L’annonce a été faite hier (28 avril) lors d’une réunion organisée en préfecture autour des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les produits pétroliers.
Même si les tarifs officiels n’ont pas encore été publiés, une chose est déjà certaine : le prix du gazole dépassera les 2 euros dès le 1er mai en Martinique. Le sans-plomb restera sous ce seuil, mais connaîtra lui aussi une augmentation par rapport au mois d’avril.
Transporteurs, représentants du Medef, gérants de stations-service et responsables de la SARA étaient réunis pour évoquer cette nouvelle hausse. Selon les autorités, les prix resteront toutefois inférieurs à ceux pratiqués dans l’Hexagone.
Le contexte international en cause
Cette hausse est directement liée à l’évolution des cours mondiaux du pétrole, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Comme la Martinique importe la totalité de son carburant, les variations du marché international ont un impact direct sur les prix appliqués sur le territoire.
Quelques semaines plus tôt, le préfet avait pourtant assuré que les carburants resteraient sous la barre des deux euros. Un objectif finalement impossible à tenir, selon Etienne Desplanques :
La Martinique importe la totalité de son carburant, que ce soit du carburant brut qui est raffiné ici ou du carburant fini. Notre prix ici des carburants reflète ces prix mondiaux avec un léger décalage puisque c'est au premier de chaque mois. Le mois d'avril a été un mois de très grosse hausse des prix. Donc, au premier mai, nos prix vont refléter ces augmentations. Cependant, avec le travail que l'on a mené avec la SARA, nous avons réussi quand même à contenir pour que cela reste inférieur au niveau constaté dans l'Hexagone.
Les transporteurs très inquiets
Ces nouvelles augmentations suscitent une forte inquiétude chez les professionnels du transport, qui redoutent des conséquences importantes sur leur activité. Pour Daniel Jacquens, président de la SOTRAMCA et vice-président de l’UNOSTRA, la situation devient difficilement tenable :
On va se réunir pour savoir ce qu'on fait, est-ce qu'on arrête de travailler parce qu'on ne peut pas continuer. On perd 50% sur notre chiffre d’affaires. On nous propose des aides mais pour les toucher, il faut être en règle. Mais comme certains ne peuvent plus travailler, ils ne sont pas en règle. Si vous voulez bénéficier des aides, il faut être en règle fiscalement et socialement. Donc, on va s'attendre à ce que le transport meurt en Martinique.
Cette augmentation des carburants intervient dans un contexte économique déjà tendu pour de nombreux secteurs.
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