« J'ai eu l'envie de montrer un aspect différent » : le nouveau défi de Laura Kanor, handballeuse et arbitre
Joueuse d'élite au Brest Bretagne Handball, la Guadeloupéenne Laura Kanor surprend en embrassant une carrière d'arbitre. Ancienne habituée des contestations sur le terrain, elle passe désormais de l'autre côté de la barrière pour promouvoir un arbitrage plus pédagogique et bienveillant.
Jeune Guadeloupéenne au parcours atypique, Laura Kanor évolue aujourd’hui au Brest Bretagne Handball en Ligue des champions. Mais au-delà de ses exploits sportifs, elle se distingue par un engagement plus singulier : elle est également arbitre.
De la contestation à l'arbitrage
Une démarche originale pour celle qui avoue avoir souvent contesté les décisions officielles. Désireuse de mieux saisir les enjeux de ce rôle exigeant, la joueuse âgée de 28 ans a choisi de passer de l’autre côté de la barrière :
Alors, ce qui m'a donné envie de prendre le sifflet, c'est qu'Orlane et moi, on était des grandes râleuses sur les parquets. On râlait tout le temps sur l'arbitre et à un moment, on a eu l'occasion de prendre le sifflet et ça nous a plu. Et c'est aussi parce que j'ai vu trop d'arbitres qui ne communiquaient pas assez avec nous. En tout cas, ils faisaient un peu les cowboys. J'ai donc eu l'envie de montrer aussi un aspect différent en étant moi-même arbitre. En montrant qu'on peut être une arbitre qui sait communiquer avec les joueuses et être bienveillante.
Cette décision est née fin décembre 2025, à l’issue d’un stage fédéral de trois jours à la Maison du Handball à Paris, spécifiquement destiné aux professionnelles tentées par l’arbitrage.
Les sœurs Kanor continuent ainsi de marquer l’histoire du handball français. Tandis qu’Orlane brille sous le maillot de l’équipe de France, sa jumelle trace une voie inédite.
Ses premiers pas en tant qu'arbitre
En endossant cette double casquette de joueuse et d'officielle, Laura s'est déjà vu attribuer un surnom évocateur : "Madame l’arbitre".
La Guadeloupéenne a d'ailleurs franchi un cap symbolique la semaine dernière en officiant lors de son tout premier match officiel dans les Côtes-d’Armor. Une première réussie, saluée par les joueuses de Nationale 2 qu’elle dirigeait ce jour-là.
Ce choix audacieux fait d'elle l’une des premières sportives de l'archipel à s’engager dans cette voie au haut niveau, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour son après-carrière. Une transition déjà prometteuse, qui semble faite pour s’inscrire dans la durée.
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