« On en a marre » : le syndicat FO Justice dénonce une dérive sécuritaire à la Maison d'arrêt de Basse-Terre

Par 12/05/2026 - 13:44

Sept mois après son ouverture, la maison d’arrêt de Basse-Terre est déjà au bord de la rupture. Entre surpopulation chronique et explosions des trafics par drones, le syndicat FO Justice Guadeloupe dénonce une insécurité alarmante et appelle à une réaction immédiate pour éviter un drame.

    « On en a marre » : le syndicat FO Justice dénonce une dérive sécuritaire à la Maison d'arrêt de Basse-Terre

Sept mois après son inauguration, la maison d'arrêt de Basse-Terre est déjà sous tension.

Conditions de détention dégradées avec plus d’une cinquantaine de matelas au sol, faille sécuritaire marquée par l’entrée régulière d’objets interdits et de drogues au sein de la prison... Les surveillants tirent la sonnette d’alarme.

"Les détenus ont un temps d'avance sur nous"

Willy Coquin, délégué syndical de Force ouvrière (FO) Justice Bastè, dénonce un ras-le-bol grandissant au sein du personnel pénitentiaire et s’inquiète désormais pour l’avenir de l’établissement :

Il n’y a pas un jour sans projections. De même, il y a tous ces drones qui survolent actuellement la maison d’arrêt de Basse-Terre. Au syndicat FO-Justice, nous en avons assez ; nous voulons maintenant que les choses bougent. Nous craignons pour la sécurité du personnel à l’intérieur : qu’ils soient impactés, pris en otage, ou même qu’un meurtre éclate entre détenus. À l’intérieur, les détenus ont tout compris et ils ont toujours un temps d’avance sur nous. Ils reçoivent des tournevis, des clés Allen et des lames de scie électrique, ce qui leur permet de scier les caillebotis, ces larges grilles qui protègent les barreaux. Pour le moment, la direction fait le nécessaire et ne reste pas inactive, notamment en mettant en place des fouilles, mais les décisions doivent venir de plus haut. Pas plus tard que jeudi dernier, une fouille de cellule a permis de saisir énormément de téléphones portables, du crack, de la cocaïne, de l’herbe de cannabis et de l’ecstasy. Certains détenus font même des mélanges de ces substances.


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