Violence autour des boîtes de nuit : les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme
Face à la recrudescence d'incidents violents autour des établissements nocturnes, les organisateurs de soirées et de festivals demandent une réaction rapide des autorités pour sécuriser les grandes vacances, importante pour leur activité.
Depuis le début des vacances scolaires, plusieurs faits de violence ont été recensés aux abords de boîtes de nuit et autres établissements de nuit en Guadeloupe. Ces incidents, parfois graves, inquiètent de plus en plus les professionnels du secteur, pour qui cette période représente un enjeu économique majeur.
Derniers évènements en date : des coups de feu tirés à proximité de la boîte « Caz’Art » à La Jaille, à deux reprises en une semaine, faisant au moins trois blessés. Des faits similaires s’étaient produits un peu plus tôt devant « L’Infini » au Gosier, où une rixe avait dégénéré en braquage présumé sur le parking. Deux suspects ont été interpellés.
L’inquiétude monte chez les gérants
Dans ce climat d’insécurité croissante, de nombreux patrons de clubs, bars et festivals expriment leur exaspération. Débordés par une violence qu’ils jugent de plus en plus gratuite et imprévisible, ils s’alarment des conséquences sur leur activité.
Les mois de juillet à septembre concentrent une part décisive de leur chiffre d’affaires annuel. Toute atteinte à l’image de leurs établissements ou toute peur du public peut donc s’avérer économiquement dramatique.
Quelques mesures
Pour tenter d’enrayer cette situation, une réunion d’urgence est en cours de préparation avec les services de l’État. En attendant, plusieurs établissements ont déjà commencé à renforcer leurs protocoles de sécurité :
- Fouilles systématiques à l’entrée
- Renforcement de la sécurité
- Interdiction des chaînes en or et accessoires « ostentatoires »
- Sélection plus stricte à l’entrée, notamment sur la tenue vestimentaire
Malgré ces efforts, l’efficacité de ces dispositifs reste incertaine. Les auteurs de violences agissent souvent sous l’emprise de drogues ou d’alcool. Leur intention, dès que la nuit tombe, n’est visiblement pas de s’amuser.
Christian-Georges Henry-Léo, président du Syndipros, le syndicat de l’événementiel, de la restauration et des discothèques, était l'invité du journal de 7 heures, ce mardi (15 juillet). Pour lui, la société est malade, la situation est grave et tout le monde a failli.
A ECOUTER L'entretien complet avec Christian-Georges Henry-Léo
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