Surpopulation carcérale : une situation aggravée par les décisions du gouvernement selon les syndicats

Par 07/08/2025 - 11:07 • Mis à jour le 08/08/2025 - 06:38

En réaction à la prise de parole de Valérie Mousseeff, directrice de la prison de Fonds Sarail, sur les dangers de la surpopulation carcérale, la CGT, par la voix d’Eric Pétilaire, secrétaire général de la CGT, rappelle que la politique menée par le ministre de la Justice n’est pas de nature à faire changer la situation.

    Surpopulation carcérale : une situation aggravée par les décisions du gouvernement selon les syndicats

Valérie Mousseeff a qualifié la situation de la prison de Fonds Sarail d’explosive dans son entretien avec le journal Libération, publié le 1er août dernier. Dans l’attente de la livraison de l’extension, sa densité d’occupation est de 246% puisqu’elle compte 426 détenus pour 173 places. 153 matelas sont placés au sol pour la nuit. La prison vit dans cette tension depuis un an.

Cette gestion contrainte empêche la mise en isolement des détenus dangereux ainsi que la protection des détenus vulnérables ou des mineurs.

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Rien ne change

Les syndicats, qui depuis plusieurs mois, dénoncent, eux-aussi cette tension, doutent que la prise de parole de Valérie Mousseeff conduise à un changement de la situation. Ils estiment que Gérald Darmanin, l’actuel ministre de la Justice mène une politique d’incarcération presque systématique comme le dit Eric Pétilaire, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire.

Pour ma part, j’ai des doutes car le Ministe de la Justice encourage l’incarcération et avec le manque de place ça ne pourrait pas donner grand-chose. La Guadeloupe ne construit pas d’écoles mais deux prisons, une pour 400 places à Baie-Mahault et une de 200 à Basse-Terre. Nous sommes donc dans une politique d’incarcération et rien ne va changer grand-chose dans la lutte contre la délinquance en Guadeloupe.

Par ailleurs, le syndicaliste estime que cette tension est un symptôme de la paupérisation de la société Guadeloupéenne.

C’est une réalité qu’il faut accepter. Quand un jeune n’a pas de moyens il est attiré vers les voies faciles pour faire de l’argent. La France a une pauvreté qui explose et si je n’excuse rien, c’est une situation que nous connaissons aussi ici.

Pour rappel, les agents pénitentiaire ont subi, cette année de multiples agressions dont certaines ont conduit à des arrêts maladie et un suivi psychologique.


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