RN4 au Gosier : le collectif alerte sur la dangerosité de la route et attend des actes
Depuis plusieurs mois, le collectif Unis pour la RN4 au Gosier réclame des aménagements urgents pour sécuriser cet axe très fréquenté. Malgré des engagements pris début janvier, les habitants dénoncent l’absence d’actions concrètes.
Une colère qui monte. Au Gosier, la sécurité sur la RN4 reste une préoccupation. Chaque jour, près de 40 000 véhicules y circulent.
Depuis octobre, le collectif Unis pour la RN4 multiplie les démarches pour alerter sur la dangerosité de cet axe, où plusieurs accidents mortels ont déjà eu lieu.
Des engagements toujours attendus
Le 8 janvier dernier, le président de région Ary Chalus s’était rendu sur place, aux côtés du maire du Gosier et de responsables de Route de Guadeloupe. Des engagements avaient alors été pris pour améliorer la sécurité, notamment avec l’installation de passages piétons et d’abribus.
Mais deux mois plus tard, les habitants dénoncent l’absence de changements visibles, alors même qu’un adolescent de 14 ans a perdu la vie sur cette route le 5 mars.
La présidente du collectif, Méline Gueguen, a exprimé son incompréhension :
Aujourd’hui, nous sommes fin mars et nous n’avons rien vu. Nous avons reçu un courrier avec un rétroplanning allant d’avril à juillet. Il reste indicatif, ce qui est un peu gênant, mais surtout, est-ce que la sécurité des élèves, des usagers qui traversent, doit attendre jusqu’en juillet ? Est-ce qu’on doit attendre qu’on se fasse renverser pour pouvoir mettre le passage piéton plus rapidement ?
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Ce rétroplanning signé par Route de Guadeloupe est daté du 26 mars, lendemain de la remédiatisation du sujet. Pour le porte-parole de l'association Patrick Gob, la question de fonds reste entière, celle du statut même de cette route.
50 km/h, c’est une agglomération. Par conséquent, c’est avant tout la sécurité qui compte. Ce n’est pas la fluidité. Et qui dit sécurité, dit passage piéton, dit feu tricolore intelligent. Bref, tout un arsenal d’outils pour permettre à la population qui évolue dans cet environnement-là d’être en sécurité.
Des situations à risque au quotidien
Sur place, les contraintes de circulation poussent parfois les usagers à adopter des comportements dangereux. La présence d’une ligne continue sur tout le tronçon empêche certains tournants à gauche, et oblige les riverains à faire de longs détours.
Vous avez des parents qui sortent du côté de Sainte-Anne. La situation la plus facile pour eux, mais qui est peut-être la plus dangereuse, c’est de s’arrêter sur le bord de la route, de déposer l’enfant qui traverse trois voies. Une mère de famille qui rentre chez elle à 18 heures, elle est à deux minutes de chez elle, elle se rend compte qu’elle est contrainte d’avoir à subir trois quarts d’heure d’embouteillage parce qu’il y a une ligne continue. Ne créons pas des conditions pour que nous n’ayons pas à respecter le code de la route.
Une réunion entre Route de Guadeloupe et la mairie du Gosier est annoncée dans les prochaines semaines. Le collectif, lui, n’est pas encore convié.
Mais le collectif pointe également le projet de voie réversible prévu pour 2027, un dispositif qui, selon eux, a multiplié les accidents dans l'Hexagone et dont la mise en œuvre sur cet axe soulève de sérieuses questions. Si aucune avancée concrète n’est constatée rapidement, le collectif prévient qu’un blocage de cet axe pourrait être envisagé.
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