Le Marché Bio du nord Basse-Terre valorise une agriculture de proximité et plus durable
Hier matin (samedi 9 mai), le Marché Bio du nord Basse-Terre a rassemblé visiteurs et professionnels au Lamentin, autour d’une même ambition : valoriser une agriculture de proximité et plus durable.
Stands de produits locaux, ateliers et rencontres avec les producteurs, samedi matin (9 mai), le Marché Bio du Nord Basse-Terre a rassemblé visiteurs et professionnels au Lamentin, autour d’une même ambition : valoriser une agriculture plus durable et de proximité.
Un rendez-vous marqué par la signature d’une convention entre la CANBT (Communauté d'Agglomération du Nord Basse-Terre) et l’UDCAG (l’Union pour le Développement Cannier et Agricole ) avec pour objectif de soutenir la filière bio, comme le précise Marie Claude Azede, présidente de l’UDCAG :
L’objectif est de médiatiser sur un plan économique et touristique, le métier de la canne en lui-même. La canne est connue sous les différents sous-produits : le sucre, le rhum…mais les agriculteurs, premier maillon de cette filière, sont encore peu connus du grand public. Cette convention pourra aussi pousser nos jeunes à embrasser cette voie.
Ce partenariat va faire évoluer la filière de la canne, selon Adrien Baron, président du CANBT :
L'idée, c'est de pouvoir travailler à la construction d'une filière organisée au niveau de la canne à sucre. Parce que jusqu'à aujourd'hui, la canne va à l'usine ou à la distillerie et ça s'arrête là. Il y a une capacité d'utilisation de produits dérivés de la canne à sucre, que nous n'avons pas exploité jusqu'à ce jour. Cette convention nous permettra d’atteindre ces objectifs.
Les agriculteurs alertent sur les problèmes d'eau
Au-delà de l’aspect convivial, ce rassemblement était l’occasion pour les producteurs d’alerter sur les difficultés du secteur, notamment à cause du manque d’eau. Raymond Koudou, responsable de l’exploitation familiale “Jadin Bio”, explique être contraint de s’adapter en abandonnant certaines cultures. Il appelle les pouvoirs publics à agir concrètement :
Après les grosses pluies, j'ai perdu nos concombres, nos courgettes, nos tomates. Et avant ça, j’ai subi les problèmes d'eau. Je suis en fin de réseau, donc régulièrement je n'ai pas de pression dans les robinets. Je lutte avec ces problèmes depuis 2018.
Il s’inquiète de plus en plus pour l’avenir de la filière :
En étant sur le terrain, avec la réalité que nous vivons, je m'interroge toujours parce que j'ai des enfants. Si je veux préparer une relève, ce n'est pas possible, et je peux comprendre pourquoi on a de moins en moins de jeunes qui s'intéressent à l’agriculture. J'entends parler d’autonomie alimentaire, je ne veux pas que ça reste des mots.
Il espère qu'à l'avenir, les autorités aideront les agriculteurs afin qu'ils soient pleinement en mesure de produire.
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