La célébration de la mi-carême, une spécificité guadeloupéenne
En plein carême, le carnaval reprend ses droits le temps d'une journée ce jeudi (12 mars 2026). Une pratique qui ne subsiste qu'en Guadeloupe, en tout cas dans cette dimension.
Du rouge et du noir déferleront dans les rues de plusieurs communes pour les défilés de la mi-carême. Une tradition festive qui marque une parenthèse en pleine période de Carême, ce temps normalement associé à la retenue dans la liturgie chrétienne.
C'est un paradoxe mais aussi une spécificité propre à notre archipel. Au fil des siècles, cette tradition s'est maintenue alors qu'elle a disparu ailleurs.
Par exemple, en Martinique si longtemps les zouks de mi-carême ont existé, la célébration n'a pas la même ampleur.
Pour l'artiste Rony Théophile, cette tradition n'a jamais été remise en question. Elle tient selon lui à l'esprit rebelle de la société.
C'est une façon de faire un pied de nez, de marquer un temps d'arrêt dans ce moment d'abstinence, dans ce moment de calme et de paix. C'est rentré tout simplement dans le carnaval, parce que juste avant, il y a eu le brulé Vaval. C'est ce qu'il y avait de plus proche, puisque nous allons tomber dans la période de Pâques. Il fallait marquer cette trêve, cette fête que nous a ramené l'Occident, qui est la fête des Blanchisseuses.. À l'époque, c'était du noir et blanc. Le rouge et noir est arrivé bien après. Cette époque de carnaval est passée. Nous portons le deuil de Vaval, mais en rajoutant le rouge pour dire que l'année prochaine, nous aurons un nouveau Vaval et un autre carnaval.
De facto, la mi-carême comme les jours de carnaval est un jour chômé local. Dans plusieurs communes, le programme s'annonce chargé. À Basse-Terre par exemple, ce sont 11 groupes qui sont attendus dans les rues à partir de 16 heures.
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