Journée morte pour les transporteurs du Grand Sud Caraïbe, ils dénoncent une situation financière « critique »
Les transporteurs du Grand Sud Caraïbe ont cessé leur activité ce mercredi (5 août) pour dénoncer des impayés de la communauté d’agglomération et le coût de la gratuité des transports, qui fragilisent leurs entreprises et menacent 50 emplois.
Le réseau est à l’arrêt. Les transporteurs du Grand Sud Caraïbe ont décidé de débrayer ce mercredi 5 août et de paralyser le réseau qui dessert neuf communes, de Capesterre-Belle-Eau à Bouillante.
Au cœur de leur colère : des impayés qu’ils attribuent à la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe, mais aussi la gratuité des transports imposée les mercredis et samedis. Selon le groupement, ce dispositif pèse lourdement sur leur trésorerie et fragilise la pérennité des entreprises, le paiement des salaires et l’entretien des 40 bus du réseau.
Une situation difficile
Réunis à la gare routière du boulevard Maritime, à Basse-Terre, les transporteurs demandent à l’agglomération de prendre des mesures pour leur permettre de poursuivre leur activité.
Pour Thierry Noslen, trésorier du Groupement des transporteurs du Grand Sud Caraïbe, la situation est devenue particulièrement difficile.
La situation est très critique. Si cela continue, on mettra les clés sous la porte. Si on est là aujourd'hui, c'est parce qu'on a eu pas mal de rencontres avec les services de Grand Sud Caraïbe. On a eu des questions qui sont restées sans réponse. Par exemple, on demande aujourd'hui la réactualisation des prix du marché, qui n'a jamais été faite, alors que c'est prévu dans le marché. Donc là, on ne peut plus continuer. On veut les rencontrer afin qu'ils nous donnent des éléments, des actes, parce que là, cela ne peut plus durer.
Jusqu’à 150 000 euros de déficit par an
Selon le trésorier du groupement, les entreprises enregistrent chaque année un déficit compris entre 100 000 et 150 000 euros.
Nous sommes déficitaires puisque chaque année, à la date anniversaire du marché, on est censés fournir un rapport d'activité. Ce rapport montre que nous sommes quasiment déficitaires de 100 000 à 150 000 euros chaque année.
La principale revendication des transporteurs porte donc sur la réactualisation des prix du marché, qu’ils jugent indispensable pour tenir compte de l’évolution de leurs coûts.
Le plus important pour nous, c'est la réactualisation des prix du marché. Avec le carburant qui ne cesse d'augmenter depuis la guerre en Iran, cela impacte nos entreprises. Donc, on demande la réactualisation des prix du marché.
La gratuité des transports
Le groupement pointe également les conséquences de la gratuité des transports le mercredi et le samedi.
Concernant la gratuité pour les passagers le mercredi et le samedi, c'est une très bonne chose vis-à-vis des passagers. Mais pour les transporteurs qui payent le carburant à la fin du service, cela nous impacte. On est censés passer à la station et on est obligés de piocher dans notre trésorerie.
Ce mercredi, une quarantaine de véhicules sont à l’arrêt et une cinquantaine d’emplois sont directement en jeu, selon le Groupement des transporteurs du Grand Sud Caraïbe.
Pour les transporteurs, la situation ne peut donc plus durer. Ils réclament des réponses concrètes de la part de la communauté d’agglomération afin de garantir la poursuite de l’activité.
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