Crise de l'eau : les élus guadeloupéens réclament un engagement exceptionnel de la part de l'État
Dans un courrier commun adressé au président de la République et au Premier ministre, les élus guadeloupéens réclament la création d'une opération d'intérêt national pour reconstruire entièrement les réseaux d'eau et d'assainissement de l'archipel.
Les élus passent à l'offensive. Les présidents de la Région et du Département, les députés, les sénateurs et le président de l'association des maires de Guadeloupe ont uni leurs voix dans un courrier commun adressé à Emmanuel Macron et à son Premier ministre Sébastien Lecornu.
Ils demandent à l'État de passer à la vitesse supérieure dans le dossier de l'eau, en apportant un soutien exceptionnel pour sortir durablement d'une crise qui dure depuis des années.
Une opération d'intérêt national
La première mesure réclamée est la création d'une opération d'intérêt national, un dispositif limité dans le temps, piloté par l'État et financé en grande partie par des fonds publics. Il s’agirait de plusieurs centaines de millions d'euros, consacrés à la reconstruction complète du système d'eau et d'assainissement en Guadeloupe. Une fois les infrastructures reconstruites, elle seraient ensuite exploitées par le SMGEAG.
Mais les élus demandent également un traitement spécifique de la dette historique du secteur de l'eau, une aide directe au financement du SMGEAG et des mesures fiscales pour encourager la récupération des eaux de pluie.
Ils rappellent que le congrès du 24 juin dernier avait adopté à l'unanimité un plan de sortie de crise, après des années marquées par les coupures, les tours d'eau, les fuites sur les réseaux et les difficultés quotidiennes des usagers.
Les signataires souhaitent une réunion rapide avec l'État pour définir un calendrier précis, un plan de financement et des engagements concrets. Dans leur courrier, ils précisent que “les Guadeloupéens n'attendent plus des promesses, mais des résultats”
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