Charte sociale européenne : une extension pour les Outre-mer « tardive » selon les députés guadeloupéens
Suite à l’extension de la Charte sociale européenne aux territoires ultramarins, les réactions des députés sont contrastées. Si certains saluent une avancée, d’autres dénoncent une décision tardive, après plus de cinquante ans d’exclusion.
Ratifiée par la France en 1973, la Charte sociale européenne n’était jusqu’à présent pas appliquée aux territoires ultramarins. Cette situation prend fin avec son extension officielle, plus de cinquante ans après.
Des inégalités toujours pointées
Pour le député guadeloupéen Max Mathiasin, cette décision arrive tard. Elle révèle des inégalités persistantes entre l’Hexagone et les Outre-mer.
Je trouve qu'il n'est pas normal dans un pays comme la France, qui est le pays des droits de l'homme, puisse exclure les territoires ultramarins avec ces populations de cette charte sociale européenne. Ça veut dire que c'est une répétition de l'époque esclavagiste où nous n’avions pas les mêmes droits
Du côté du député Elie Califer, cette extension est perçue comme un signal positif, mais il faut continuer les efforts pour réduire les inégalités.
C'est un engagement de la France à agir, là où nous avons des problèmes: logement, sécurité, santé avec le chlordécone et aussi éducation quand on connaît le taux de décrochage scolaire que nous avons. Maintenant, il faut continuer de travailler, il faut qu'on se batte pour une véritable égalité sur différents sujets comme la cherté de la vie.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





