Violences conjugales : un homme de 45 ans condamné à 3 ans de prison
Un homme de 45 ans a été condamné à trois ans de prison, dont six mois ferme, hier (jeudi 20 août). Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, pour avoir tabassé sa compagne.
Le parquet a envisagé de requalifier les faits en tentative de meurtre. Hier (jeudi 20 août), un homme de 45 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre pour des faits de violences conjugales sur sa compagne. Il a été condamné à 3 ans de prison, dont six mois ferme.
Les faits se sont déroulés en plein week-end du 15 août, aux Abymes. Après 13 ans de vie commune et un enfant de huit ans, le couple s’est séparé en mars dernier mais vivait encore sous le même toit.
Les faits
Dimanche soir (16 août), ils se rendent à la même soirée, dans le même véhicule mais chacun avec ses amis. Le quadragénaire voit son ex-compagne discuter avec un collègue et la soupçonne d’avoir une nouvelle relation.
Aux alentours de 4 heures du matin, alors qu’ils sont sur le chemin du retour, une dispute éclate et la femme demande au mis en cause de quitter définitivement le domicile.
Le prévenu bascule alors dans une violence extrême. Alors que la femme est toujours ceinturée dans la voiture, il la maintient d’un bras et la frappe au visage de l’autre, tout en répétant qu’il va la tuer, brisant le pare-brise par la même occasion.
La victime parvient finalement à klaxonner et attire l’attention de trois passants qui interviennent pour la secourir, avant qu’elle perde connaissance. L’un des témoins dira d’ailleurs avoir cru qu’elle était morte. Son examen médical révèlera une fracture du nez et un hématome à l’œil entraînant cinq jours d’ITT.
À la barre, le prévenu s'excuse : « je regrette amèrement mais j'avais un trop plein d’émotions et j'ai perdu mes moyens ».
Les réquisitions du parquet
Face à la violence des faits, le parquet révèle avoir envisagé une requalification en tentative de meurtre et requiert trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique. Des réquisitions qui seront partiellement suivis par le tribunal.
Inconnu jusque-là de la justice, le quadragénaire comparaissait libre : il a quitté le tribunal menotté en direction de la prison. À sa sortie de prison, il sera soumis à une obligation de soins pendant deux ans.
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