Une femme enceinte condamnée à 2 ans de prison après avoir poignardé son conjoint
Ce mardi (9 juin) à Sainte-Rose, une femme enceinte de 32 ans aux troubles psychiatriques a poignardé son compagnon dans le dos. Jugée en comparution immédiate par le tribunal de Pointe-à-Pitre ce vendredi (12 juin), cette récidiviste avait déjà agressé deux ex-conjoints.
Une affaire plutôt rare était présentée ce vendredi (12 juin) au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre.
Une femme de 32 ans, enceinte de 4 mois et venue sous escorte, a été condamnée à 2 ans de prison, dont 1 avec sursis probatoire sous bracelet électronique, assortis en urgence d’une obligation de soins psychiatriques.
La juridiction a intégralement suivi les réquisitions du ministère public face à la gravité de cette situation délicate.
Des antécédents de récidive
Il s'agit d'un dossier de violences conjugales graves : la prévenue a poignardé son compagnon dans le dos à Sainte-Rose mardi (9 juin).
Les gendarmes avaient été appelés pour cet homme grièvement blessé à l’omoplate par un coup de couteau de cuisine porté par-derrière.
Pourtant, ce dernier veillait sur sa compagne depuis plusieurs mois et celle-ci attend d’ailleurs un enfant de lui.
La grande particularité du dossier réside dans ses antécédents : le tribunal a constaté qu’il s’agit du troisième homme qu’elle poignarde par excès de rage.
"Ce n’est pas pareil, le dernier me frappait et abusait dans mon sommeil quand j’étais inconsciente, lui c’était un violeur", a-t-elle répété face aux juges pour tenter de différencier les affaires.
Un profil psychiatrique lourd
Cindy J. est suivie depuis 15 ans pour des troubles.
Bien que stabilisée par son traitement quotidien, la prévenue devient agressive sous l'effet de l'alcool ou du tabac, en particulier lorsque ses compagnons manifestent l'intention de la quitter.
"Je ne veux pas être seule, j’ai des crises d’angoisse", a avoué la suspecte pour expliquer ce geste disproportionné.
Addicte aux écrans et borderline, elle a évoqué un "coup de folie lié à mon impulsivité" et a confié qu'elle se réfère souvent à ChatGPT lors de ses détresses. L’expert a quant à lui relevé une dangerosité de 6 sur 9.
Bien que sa pathologie ait été comprise par le Parquet, les faits restent particulièrement inquiétants.
"Je ne suis pas faite pour vivre en couple", a finalement admis l’intéressée dans son box avant le prononcé du délibéré.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.










