Tentative de meurtre à Baie-Mahault : 15 ans de réclusion et 5 ans d'emprisonnement requis contre deux cousins

Par 17/06/2026 - 12:44 • Mis à jour le 17/06/2026 - 16:13

Quinze ans de réclusion criminelle ont été requis contre Lenny B. pour avoir fait feu sur sa cousine à Baie-Mahault, et cinq ans d'emprisonnement contre son complice Mathys R. Le verdict de ce procès pour tentative de meurtre est attendu cet après-midi, ce mercredi (17 juin).

    Tentative de meurtre à Baie-Mahault : 15 ans de réclusion et 5 ans d'emprisonnement requis contre deux cousins

Ce mercredi midi (17 juin), l'avocat général a requis 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 10 ans, contre Lenny B. pour tentative de meurtre.

Cinq ans d'emprisonnement ont été demandés pour son cousin, Mathys R., poursuivi pour complicité. Le verdict est attendu dans l'après-midi.

Dans ses réquisitions, le ministère public a tenu à distinguer précisément la part contributive de chacun des deux cousins dans une drame familial survenu le 17 septembre 2024 à Baie-Mahault.

L'avocat général a ainsi fait la différence entre celui qui est allé chercher une arme chargée pour faire feu à trois reprises sur sa cousine, la touchant à deux reprises, et celui qui l'a accompagné avant de l'aider à s'enfuir après ces actes qui auraient pu être mortels.

Victime terrifiée, complice blanchi ?

Lors de sa plaidoirie, Me Gabriel Danchet-Gordien, représentant les parties civiles, a lourdement insisté sur la gravité des faits et leurs lourdes conséquences : la victime, aujourd'hui suivie en milieu psychiatrique, vit désormais dans la peur permanente d'être tuée.

Du côté de la défense, l'analyse est tout autre. Me Patrick Erosie a plaidé l'acquittement pour son client, estimant que Mathys R. n'aurait pas participé aux faits.

Une position pourtant loin d'être évidente, puisque ce dernier a toujours accompagné Lenny B. dans son parcours criminel, y compris lors de la poursuite de la victime alors qu'elle tentait de se réfugier dans la maison familiale.

La dangerosité du tireur

De son côté, Me Annick Martial a tenté d'expliquer le passage à l'acte de son client en affirmant que ses gestes n'étaient que le fruit de la colère, la colère d'avoir vu sa propre mère frappée.

Un argument de l'émotion que l'avocat général avait cependant déjà anticipé dans son réquisitoire.

Rappelant que le principal accusé était l'auteur de deux braquages avant le drame, et de deux autres après les faits, le magistrat a souligné sa dangerosité suffisante pour justifier non seulement 15 années de réclusion criminelle, mais également une peine de sûreté de 10 ans.


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