Procès de deux cousins pour tentative de meurtre : le témoignage bouleversant de la victime internée
Au deuxième jour du procès de deux cousins pour tentative de meurtre et complicité, la victime, actuellement internée en milieu psychiatrique, a livré son témoignage devant la cour d'assises de Basse-Terre. Sa crédibilité et de nouvelles révélations sont contestées par la défense.
A la cour d'assises de Basse-Terre, la deuxième journée du procès des deux cousins, poursuivis, l'un pour tentative de meurtre, et l'autre pour complicité, a été marquée ce mardi matin 16 juin) par un moment poignant lors de l'évocation des faits, avec le témoignage de la victime constituée partie civile.
Depuis deux mois, celle-ci est hospitalisée et suivie en milieu psychiatrique.
Quelle est la crédibilité accordée à la victime ?
Cette situation complexe peut jeter le discrédit ou le doute sur la capacité de la victime à retracer les faits dont elle a été l'objet, ce que la défense n'a pas manqué de souligner.
Quel crédit accorder au témoignage d'une victime contrainte d'être accompagnée par deux infirmiers pour suivre le procès de son agresseur et s'exprimer à la barre ?
La question se pose d'autant plus que cette dernière porte des accusations supplémentaires : des tentatives d'agressions sexuelles de la part de l'un des accusés, et des menaces de mort par un tiers concernant le second.
La défense s'interroge
La victime, qui suit l'audience depuis ce lundi (15 juin) et s'est exprimée ce mardi matin (16 juin), dispose-t-elle de toutes ses facultés mentales ? C'est l'interrogation soulevée par les deux avocats de la défense.
Ces derniers craignent que ces nouvelles "révélations", absentes du dossier et livrées au jury sans aucune plainte ni preuve, n'influent sur l'intime conviction des jurés, dont le délibéré est attendu ce mercredi 17 juin.
En guise de réponse, l'avocat des parties civiles, l'avocat général ainsi que la présidente de la cour d'assises ont rappelé que les débats étaient oraux.
Le récit de l'agression
Dans ces circonstances, il paraît difficile d'empêcher une victime de raconter ce qu'elle a ressenti lorsque son cousin a tiré sur elle à trois reprises, notamment une fois alors qu'elle se trouvait au sol et une autre fois alors qu'elle s'était réfugiée dans une salle de bain.
Deux de ces trois tirs l'ont atteinte aux bras, et une balle est restée logée pendant six mois dans l'un de ses seins.
Au cours de ce témoignage bouleversant, la victime a exprimé sa peur de mourir au moment des faits et sa peur de vivre depuis lors, se trouvant désormais obligée de s'enfermer à clé dans sa chambre, au sein de sa propre maison.
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