Incendie du CHU : une information judiciaire ouverte

Par • Mis à jour le 08/06/2018 - 05:43

Du nouveau dans l’Incendie du CHU de Guadeloupe : une information judiciaire a été ouverte notamment pour dégradations, mise en danger de la vie d autrui et blessures involontaires. Il s’agit de déterminer les causes de l’incendie et les éventuelles responsabilités car après une première expertise évoquant la piste du mégot de cigarette, on apprend qu’une deuxième expertise met en cause, le système de climatisation.

    Incendie du CHU : une information judiciaire ouverte

Souvenez vous début mars, une ’expertise judiciaire privilégiait la piste humaine, celle du mégot de cigarette. L’incendie serait donc parti de ce mégot tombé intentionnellement ou non. Une seconde expertise vient jeter le doute sur les causes de l’incendie. Elle émane de l’assureur de l’hôpital, « récupérée par le parquet », qui met en cause une défaillance technique. Elle incrimine « le système de climatisation du local » où a pris l’incendie.

Information judiciaire ouverte

Une information judiciaire a donc été ouverte par le parquet mercredi et deux juges ont été saisis. Plusieurs motifs sont mis en avant précise le procureur de Pointe àPpitre Xavier bonhomme : « dégradation involontaire du bien d’autrui par explosion ou incendie, mise en danger de la vie d’autrui et blessures involontaires avec incapacité supérieure à trois mois. (...) Tout cela étant dû, précise l’information judiciaire, à la violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence".

Des déchets en quantité

Par ailleurs on apprend dans ce dossier que « beaucoup de déchets de toutes sortes» se trouvaient dans le local technique, et cela aurait pu jouer un rôle dans la propagation de l’incendie. La question est de savoir pourquoi et comment ces déchets se sont trouvés là alors qu’ils n’avaient rien à y faire. «De nombreuses auditions ont déjà été menées » dont celles de plusieurs personnes qui travaillaient » dans ou à proximité du local technique où a pris l’incendie. L’enquête devra par ailleurs déterminer « d’éventuels dysfonctionnements de l’alarme au niveau du local et des portes coupe-feu. Selon certains témoignages l’alarme n’aurait pas fonctionné au niveau du local et les portes coupe feu auraient été constamment ouvertes. Si un ou des responsables étaient désignés dans cette affaire, la peine encourue est de « 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende ».