En colère, il s'en prend violemment aux pompiers de Saint-François
Un prévenu de 53 ans était présenté hier jeudi (30 juillet) en comparution immédiate pour des dégradations, violences et menaces sur des sapeurs-pompiers du SDIS. C’était à Saint-François mercredi. La raison ? L’homme se plaignait d’une simple douleur au genou et a considéré qu’on ne s’occupait pas assez de lui. Il a donc débarqué à la caserne avant d’agresser les soldats du feu.
Il y a des professions à risques qui se doivent d’être respectées, l’actualité nationale et les incendies nous le montre encore. Mercredi 29 juillet 2026, Pascal B. 53 ans se plaint d’une douleur au genou, il fait appel aux pompiers de sa commune.
On ignore pour quelle raison, l’homme s’énerve et l’alcool n’aidant pas, il devient violent. Il entre dans la caserne, menace et s’en prend aux véhicules personnels mais aussi à ceux du SDIS.
Maître Katty Frigère, avocate des parties civiles :
Il se disait en difficulté, il avait un problème médical mais plutôt que d'accepter qu'une aide lui soit apportée, il a commencé à dégrader des biens. Donc forcément, ça ne pouvait pas très bien se passer. Des biens du SDIS mais aussi personnels d'agents. Il faut respecter l'uniforme, respecter la fonction et respecter de manière générale tous ceux qui rendent un service à la collectivité.
Interpellé ensuite par les gendarmes, il était tout aussi incontrôlable. Il faut dire que le mis en cause ne serait pas bien dans sa tête. Il boit et consomme des stupéfiants. Dans son box, il ne s’est pas vraiment excusé. La défense a souhaité une obligation de soins.
Un comportement inacceptable
Du côté des victimes, on était surtout indignés par ce comportement à l’encontre des secours.
Les pompiers doivent être respectés. Ils assurent une mission de service public. Ils sont là pour nous protéger. Donc, il est tout à fait normal qu'ils soient respectés que ça soit dans l'exercice de leur fonction, mais aussi quand ils sont amenés à intervenir de manière plus générale pour assurer la sécurité des personnes. La peine me paraît tout à fait adaptée au regard de la personnalité du prévenu.
Après délibéré, le tribunal correctionnel a prononcé 3 mois de prison ferme et révocation d’un précédent sursis à hauteur de 3 mois avec une mise sous écrou immédiate.
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