Deux cousins condamnés pour tentative de meurtre de leur cousine à Baie-Mahault

Par 17/06/2026 - 16:13 • Mis à jour le 18/06/2026 - 06:18

Ce mercredi (17 juin), la cour d'assises de Basse-Terre a condamné Lenny Brinvillier à 15 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre, et son cousin Mathis Roset à trois ans de prison pour complicité. Les deux étaient jugés pour avoir traqué et blessé par arme à feu leur cousine.

    Deux cousins condamnés pour tentative de meurtre de leur cousine à Baie-Mahault
Image d'illustration

Le verdict est tombé ce mercredi après-midi (17 juin). Le jury de la cour d'assises de Basse-Terre a condamné Lenny Brinvillier à une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre.

Son cousin, Mathis Roset, a quant à lui écopé de trois ans d'emprisonnement pour complicité.

Les deux hommes étaient jugés pour un terrible drame familial survenu le 17 septembre 2024 à Baie-Mahault, au cours duquel leur propre cousine avait été traquée jusque dans la salle de bain de la maison familiale, avant d'être la cible de trois tirs, recevant deux balles dont l'une est restée logée dans son sein pendant six mois.

Des réquisitions plus sévères

Plus tôt dans la journée, ce mercredi midi (17 juin), l'avocat général avait requis des peines légèrement plus sévères : de 15 ans de réclusion pour le tireur et 5 ans d'emprisonnement pour le complice.

Dans son réquisitoire, le magistrat a tenu à marquer la différence entre celui qui est allé chercher l'arme chargée pour abattre sa cousine, et celui qui l'a secondé dans sa traque avant de l'aider à prendre la fuite.

Le ministère public a également insisté sur le profil du tireur, jugé très dangereux et déjà impliqué dans quatre braquages (deux avant et deux après les faits).

Le calvaire de la victime

L'audience a mis en lumière le calvaire de la victime. Représentée par Me Gabriel Danchet-Gordien, la jeune femme, traumatisée, vit aujourd'hui dans une peur constante de la mort et fait l'objet d'un suivi psychiatrique lourd.

Pour la défense, les avocats ont tenté de relativiser les responsabilités. Me Annick Martial a plaidé que le geste de Lenny Brinvillier était le fruit d'une colère aveugle, déclenchée après avoir vu sa propre mère se faire frapper.

De son côté, Me Patrick Erosie a réclamé l'acquittement de Mathis Roset, affirmant qu'il n'avait pas activement participé à l'agression.

Un argument balayé par l'accusation, qui a rappelé que le cousin avait scrupuleusement escorté le tireur tout au long de sa tentative criminelle.


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

Tags

À lire également