Détenteur de 300 clichés pédopornographiques, un trentenaire du Gosier condamné par le tribunal
Comme relaté sur notre site le mois dernier, un individu comparaissait jeudi après-midi (16 juillet) pour la détention d'environ 300 clichés pédopornographiques, chez lui au Gosier. Après une demande de renvoi lors de l'audience précédente, il a finalement été jugé et condamné à 5 ans de suivi socio-judiciaire, sous peine de 3 ans de prison ferme.
Cet individu de 39 ans conservait près de 300 images sur son ordinateur mais aussi sur des disques durs externes. Employé partiel comme gestionnaire immobilier dans la société de son père à Jarry, il a reconnu les faits même s’il dit en avoir honte.
Depuis 2020, jusqu’à son interpellation le mois dernier, il avait téléchargé, « involontairement » selon lui, tous ces fichiers illicites via des groupes Whatsapp privés. Des scènes de mineurs voire de bébés, pas seulement nus mais dans des postures clairement pornographiques. Des jeunes victimes de violences sexuelles et de viols.
Sur des "groupes privés" Whatsapp
Déjà renvoyé une première fois en juin, l'affaire a été examinée hier (16 juillet 2026). Le prévenu était jugé dans le cadre d'une comparution immédiate, mais libre sous contrôle judiciaire cette fois. À la barre, il a présenté ses excuses et a indiqué suivre une thérapie depuis la découverte des faits, avec des professionnels de santé.
Au cours de longs échanges, les juges l'ont interrogé afin de comprendre les circonstances ayant conduit à la conservation de ces clichés. Vivant chez ses parents, il a expliqué souffrir d'une addiction à la pornographie.
Un individu isolé
Le prévenu souffre aussi de « phobie sociale », ne fréquente presque personne et passe son temps sur les écrans. L'expert psychiatre a parlé d’une importante "inhibition émotionnelle".
Le Parquet a requis une peine de 5 ans de suivi socio-judiciaire, accompagnée d'une obligation de soins constants et l’interdiction d'exercer auprès de mineurs, sous peine de 3 ans de prison ferme, ainsi qu’une inscription au fichier national des délinquants sexuels. Une demande entièrement suivie par le tribunal.
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