Accusations d'agressions sexuelles contre un entraîneur d'athlétisme : une ancienne athlète mineure témoigne pour la première fois
Deux semaines après la suspension du président d'un club d'athlétisme des Abymes pour des faits présumés à caractère sexuel, de nouveaux témoignages continuent d'émerger. Une femme affirme avoir été victime de cet entraîneur entre ses 14 et 16 ans et prend la parole pour la première fois.
Depuis la suspension du président d'un club d'athlétisme des Abymes, il y a deux semaines, le dossier s'épaissit. Selon nos informations, plusieurs plaintes auraient été déposées.
Une jeune femme, qui souhaite préserver son anonymat, affirme avoir elle aussi été victime de cet homme lorsqu'elle était mineure. Elle témoigne pour la première fois.
"Je pensais que j'allais mourir"
Elle a décrit des agissements qui se sont intensifiés sur une période de deux ans, entre ses 14 et 16 ans.
Il a abusé de moi de mes 14 ans à mes 16 ans. Il me ramenait chez moi au début, me caressait les cuisses, me disait que j'étais sa préférée. Ses caresses montaient jusqu'à mes parties intimes. Ça s'est ensuite intensifié. Il m'a forcée à descendre de la voiture. Il s'est assis sur un rocher. C'était sombre, il n'y avait pas de lumière. J'ai refusé, j'ai pleuré. Ce soir-là, je pensais que j'allais mourir. Mais avec toutes les révélations, je pense que le pire allait se passer ce soir-là. Donc j'ai commencé à pleurer, je l'ai supplié de me ramener chez moi. Mon téléphone sonnait, ma mère qui m'appelait, s'inquiétait. Je l'ai supplié. Sur le trajet du retour, il ne m'a pas adressé la parole. Il m'a déposée chez mes parents comme une moins que rien, et il est parti en trombe.
Récupérée en larmes par ses parents ce soir-là, elle leur a tout raconté.
Mes parents m'ont récupérée en pleurs. J'ai tout raconté et ils m'ont demandé ce que je souhaitais faire. Porter plainte, en m'expliquant les conséquences, que mon nom serait cité dans les médias, que des personnes me croiraient, d'autres non. J'ai dit que je préférais garder l'anonymat. J'ai effectivement arrêté l'athlétisme alors que j'étais une athlète montante, en prétextant que j'allais passer mon bac.
Le mis en cause bénéficie toujours de la présomption d'innocence avant les conclusions de l’enquête. L'affaire est désormais entre les mains des enquêteurs du commissariat principal de Pointe-à-Pitre.
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