Meurtre à Sainte-Anne : l'incompréhension domine après ce 9ème homicide de l'année en Guadeloupe
Un jeune homme de 22 ans a été mortellement blessé par balles hier soir, à l'entrée du bourg de Sainte-Anne. Alors que l'enquête débute pour identifier le tireur, les habitants du quartier Dupré, sous le choc, témoignent d'un sentiment d'insécurité face à ce neuvième homicide de l'année en Guadeloupe.
Retour sur ce neuvième meurtre de l'année, le premier sur la commune de Sainte-Anne. Hier soir (18 mars), peu avant 19h, un jeune homme de 22 ans a été mortellement touché par balles alors qu'il se trouvait derrière le village artisanal, à l'entrée du bourg.
Le mobile, tout comme l'identité du tireur, sont pour l'heure inconnus. Les témoins ont entendu trois détonations dans ce quartier nommé Dupré. Une enquête de gendarmerie est actuellement en cours pour tenter d'en savoir plus.
Des proches de la victime ont pu s'exprimer, tout comme un couple de retraités particulièrement marqué par la proximité du crime, survenu à seulement trois mètres de leur domicile.
Les réactions des habitants, sous le choc
Dans le quartier, le sentiment d'insécurité grandit après ce drame, comme en témoigne cet habitant :
C'est inquiétant puisque jusqu'à maintenant, on pouvait dire que Sainte-Anne était une commune tranquille. Effectivement, ça le devient. C'est un jeune qui habite le quartier, pas plus... De temps en temps, il venait faire ses courses à l'épicerie ici. On entend d'habitude que ça se passe ailleurs, mais là, on se rend compte que c'est tout près.
Sous le choc, l'un de ses proches décrit un jeune homme sans histoire et particulièrement réservé :
Je l'ai connu, c'était un gars cool, un bon pote à moi. Ce n'est pas quelqu'un qu'on voyait traîner n'importe comment, il était très discret. C'est douloureux... On est là, on ne lâche pas, mais je ne comprends pas ce qui a pu se passer.
À seulement quelques mètres de la scène de crime, ce couple de retraités a vécu une soirée d'angoisse, cloîtré à domicile :
Il y a toujours quelque chose, si ce n'est pas par ici, c'est ailleurs, mais ça ne finit jamais. Hier soir, le corps était encore là de 19h à 23h... On ne pouvait pas sortir. Je ne pouvais pas rester dehors à cause de la peine, et puis on a peur. On se dit qu'une balle perdue aurait pu nous toucher alors qu'on était dans le salon ou sur la véranda. Je ne pense qu'à ça.
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