Projet de parc éolien à Petit-Canal : une réunion sans avancée majeure à la sous-préfecture

Par 30/04/2026 - 12:54 • Mis à jour le 30/04/2026 - 14:06

Les services de l'État, les élus et TotalEnergies se sont réunis ce jeudi 30 avril pour tenter de relancer le dialogue sur ce projet contesté. Malgré les discussions, les positions restent divergentes entre la préservation du foncier agricole et les besoins en énergie renouvelable.

    Projet de parc éolien à Petit-Canal : une réunion sans avancée majeure à la sous-préfecture

À Petit-Canal, le projet éolien de Dadoud (Petit-Canal) porté par TotalEnergies est en plein bras de fer.

Le ton monte entre le collectif « Doubout Pou Tè Kannal », qui dénonce une occupation illégale des terres, et les autorités qui défendent la transition énergétique.

Entre accusations d'irrégularités et tensions sur le terrain, ce dossier cristallise désormais un conflit majeur pour l'avenir des terres agricoles de la Guadeloupe.

Pour tenter de désamorcer la crise, une réunion de conciliation s'est tenue ce jeudi 30 avril en sous-préfecture, réunissant élus, services de l'État et industriels.

L'appel à la médiation

Présent, le député Max Mathiasin appelle à un accord et souhaite provoquer une rencontre avec le président du Département, propriétaire des terres. L'objectif de cette réunion : sortir enfin de l’impasse sur ce dossier explosif.

En réalité, nous avons été invités à une réunion de concertation, mais celle-ci n'a pas eu lieu. Les représentants de TotalEnergies ont présenté leur projet tandis que, de leur côté, les agriculteurs ont exposé leurs griefs et leurs propositions. Cependant, les positions n'ont pas varié d'un iota. À telle enseigne que les échanges n'ont pas fait avancer la cause : les agriculteurs soutiennent que ces terres fertiles doivent rester destinées à l'agriculture, tout en reconnaissant que la Guadeloupe a besoin d'une autonomie énergétique pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Ils font valoir que ce projet éolien pourrait être installé ailleurs. En conséquence, je proposerai aux autres élus ainsi qu'au président du Conseil départemental de nous réunir pour échanger sur cette question.

La volonté d'actions concrètes

Autre voix entendue ce jeudi, celle de Freddy Nomed. Présent lors de la réunion organisée à huis clos, ce dernier dit vouloir lui aussi avancer vers un accord.

Le président de l’ADREFANOR insiste toutefois sur une priorité : préserver « les bonnes terres agricoles pour les agriculteurs de Guadeloupe » :

Cela fait des années que nous nous battons contre l'implantation d'éoliennes sur des terres agricoles de qualité. Dès le départ, nous avons réclamé une réunion avec toutes les parties, Préfet, Département, Région, mais cet accès nous a toujours été refusé. Aujourd'hui, un collectif nous a rejoints pour faire avancer ce dossier, car notre position n'a jamais changé : nous refusons ce projet sur ces terres fertiles. À travers ces réunions, nous voyons qu'ils commencent enfin à entendre et à prendre conscience de la situation. J'espère que nous continuerons dans ce sens pour que chacun s'y retrouve. Je rappelle que ces terres ont une forte valeur agronomique et ne sont pas polluées par la chlordécone. Elles devraient être préservées pour les jeunes qui prennent la relève des anciens partant à la retraite. Tout le monde parle de souveraineté alimentaire en ce moment : il faut maintenant arrêter les discours et poser des actions concrètes pour faire avancer la Guadeloupe.


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