Boucan : Gwad'Air relance sa campagne contre le brûlage des déchets verts
Le « boucan », pratique interdite mais répandue sur notre territoire, présente de réels dangers pour la santé. Gwad'Air multiplie depuis plusieurs semaines les actions de sensibilisation pour faire évoluer les habitudes.
Brûler ses déchets verts peut être bien plus dangereux qu'on ne le pense. En Guadeloupe, le boucan ou brûlage de déchets verts, est une habitude. Pourtant, les autorités alertent sur ses conséquences, qui s'ajoutent à celles des sargasses et de la brume de sable, avec notamment une hausse des difficultés respiratoires comme l'asthme.
Un impact environnementale et sanitaire
Nathalie Laul, directrice de Gwad'Air, rappelle l'ampleur du problème :
Vous savez que la première cause mondiale de mortalité, ce sont les particules fines dans l'air. Il faut savoir que dans nos territoires, il y a plus de 22 000 personnes asthmatiques qui vont aux urgences. Ce n'est pas 22 000 asthmatiques, mais 22 000 cas graves d'asthme. Rien à voir avec l'Hexagone. Donc, on ne va pas se rajouter des difficultés avec les boucans.
Pour faire évoluer les comportements, Gwad'Air privilégie la pédagogie et propose des alternatives.
On communique, c'était aussi l'objet d'aller au plus près de la population, parce que c'est le dialogue qui prime. On n'est pas là pour dire aux gens : la règle, c'est la règle. Il faut donner du sens à cette règle et il faut proposer de l'alternative. Il y a le compostage, il y a les déchets de tri. Si vous allez sur notre site, on fait aussi des ateliers où on explique aux gens comment faire leur compost.
Le Code de l'environnement interdit formellement l'élimination des biodéchets, dont font partie les déchets verts, par brûlage à l'air libre ou dans des équipements de jardin. Cette infraction est sanctionnée par une amende de quatrième classe pouvant atteindre 750 euros.
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