Fermeture du Master M2E en Guadeloupe : les étudiants dans l’impasse avant la clôture des vœux Parcoursup
La fermeture brutale du Master M2E dédié aux futurs enseignants (CAPES/CAPEPS) plonge 30 étudiants admissibles de Guadeloupe dans l'incertitude. Reçus au rectorat ce jeudi (18 juin), ces candidats à l'enseignement contestent le motif de cette suppression et attendent des réponses urgentes pour la rentrée.
C’est un coup de massue et un sentiment d'urgence pour les futurs enseignants de l'académie. À la veille de la clôture des vœux sur la plateforme « Mon Master », ce vendredi (19 juin) la colère gronde.
En cause : la fermeture brutale du nouveau Master M2E, dédié aux filières du CAPES et du CAPEPS.
30 élèves admissibles en Guadeloupe
Une décision en mars dernier prévoyait qu'il suffirait d'un seul lauréat au concours pour ouvrir la formation et y intégrer les non-lauréats.
Pourtant, cette clause a été oubliée en cours de procédure, ce qui a conduit plateforme à envoyer un message de fermeture pour « manque de candidats ».
Un argument totalement contesté par le syndicat : plus de 400 élèves ont postulé à ce master en France, dont 60 admissibles, et 30 rien qu'en Guadeloupe.
Face à cette fermeture inattendue du Master M2E, la détresse et l'incompréhension dominent chez les étudiants.
"On est inquiets, on ne comprend pas"
Ces derniers pourraient être privés de leur formation et seraient orientés vers des alternatives jugées non équivalentes. Le représentant de ce collectif d'étudiants, Kelyan Guillaume, exprime sa vive inquiétude :
On est déçus et dans le flou. On est inquiets parce qu'au cours de nos trois années de licence, il nous avait été assuré qu'on pourrait intégrer ce master, l'ex-master MEEF, qui préparait au concours au bout de la deuxième année. Avec la réforme mise en place cette année, le master a été modifié : on se retrouve à préparer le concours dès la troisième année. On s'inscrit en septembre 2026 et les épreuves écrites sont en mars. Pour vulgariser, on prépare en six mois un concours qui se préparait avant en deux ans. On est inquiets, on ne comprend pas. On veut savoir ce qu'on fait l'année prochaine et où on le fait. Beaucoup d'entre nous aimeraient rester ici en Guadeloupe, si les instances compétentes sont en mesure de nous le proposer. C'est ce que nous demandons et défendons.
Reçu au rectorat leur doléances ont été entendus, mais ces étudiants sont toujours dans l’attente de savoir où ils seront à la rentrée prochaine.
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