Réunion de la dernière chance entre les transporteurs du Grand Sud Caraïbes et la Présidence de la Communauté d'Agglomération du même nom
Allons-nous vers une suspension du conflit qui oppose le Groupement des Transporteurs du Grand Sud Caraïbes à la Communauté d'Agglomération du même nom ? Ce matin (6 août), 9 heures, les deux parties se sont rencontrées au siège de la Collectivité à Basse-Terre. Objectif : débloquer une situation annoncée critique par les professionnels, qui éprouvent des difficultés financières importantes, au point de menacer de cesser leur activité qui consiste pour les 8 employeurs, 40 véhicules et 50 salariés à desservir le transport routier de passagers sur 9 des 11 communes du Grand Sud Caraïbes.
La nouvelle rencontre ce matin, 9h00, entre le groupement des transporteurs de passagers du Sud Basse-Terre et la présidence de la communauté d'agglomération du Grand Sud Caraïbes, au siège social de la collectivité, pourrait s'avérer décisive.
S'il est vrai que le dialogue entre les deux parties a toujours été régulier depuis la mise en place en 2020 de ce programme qui semblait donner jusque-là une certaine satisfaction, il s'avère aujourd'hui que les huit entreprises de transport de passagers, qui disposent d'un parc automobile global d'une quarantaine de bus et emploient une cinquantaine de salariés, sont en grosses difficultés financières.
A lire aussi : Journée morte pour les transporteurs du Grand Sud Caraïbe, ils dénoncent une situation financière « critique »
Celles-ci n'arrivent plus à amortir leurs dépenses de fonctionnement et d'entretien, et souffrent pour garantir la pérennité des salaires. Résultat : plusieurs bus sont à l'arrêt et les rotations sont rendues plus dures à assurer.
Un dialogue de sourd ?
Si dans l'esprit, les exploitants comprennent la gratuité des transports pour les usagers le mercredi et le samedi, ils ne veulent pas cependant travailler pour rien ces deux jours, dans la mesure où leurs recettes émanent des tickets vendus.
A lire aussi : Le Grand Sud Caraïbe inaugure une nouvelle ligne de transport à Terre-de-Bas
Ils réclament une compensation, tout comme ils attendent avec impatience une revalorisation du marché. Depuis 2020, en effet, le coût de la vie a augmenté et implicitement, les dépenses ont alourdi un budget qui nécessite de disposer de 130 000 € pour acquérir un bus et 15 à 20 000 € annuels pour l'entretenir.
Or, lorsque vous êtes déficitaire chaque année de 10 à 15 000 € par entreprise, difficile de voir le bout du tunnel. C'est de tout cela qui sera question ce matin.
Un problème épineux que la situation financière délicate de la communauté d'agglomération du Grand Sud Caraïbes ne facilite pas.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.










