Les nouveaux "services publics anti-sargasses" voient le jour

Par 14/11/2022 - 06:19 • Mis à jour le 14/11/2022 - 11:16

On connait désormais la forme des structures uniques de lutte contre les sargasses. Le ministère de l'Intérieur et des Outre-Mer vient de détailler les contours choisis par chaque territoire des Antilles pour coordonner les actions et regrouper les moyens face aux algues brunes.

    Les nouveaux "services publics anti-sargasses" voient le jour

Annoncés lors du comité de pilotage du plan national anti-sargasses, début août, ces opérateurs uniques regrouperont principalement les acteurs publics, de l'État jusqu'aux communes. Pour les noms, il y aura le SARGIP (Sargasses GIP) en Guadeloupe et le SPAS-M (Service public anti-sargasses) en Martinique. Au-delà de ces acronymes, ces services publics anti-sargasses seront donc des GIP, des Groupements d'Intérêt Public, c'est la forme qui a été choisie dans les deux territoires.

Cela se traduit dans les deux cas, par une composition assez similaire. L'État et les deux collectivités majeures en 971, idem mais avec la CTM en 972. À leurs côtés, on retrouvera pour la partie opérationnelle, les trois EPCI dont les communes membres sont impactés par les sargasses en Martinique, et en Guadeloupe, c'est un syndicat mixte ouvert qui regroupera les collectivités touchées par la pollution des algues qui sera chargé de l'action de terrain. 

Autre différence, sur le papillon on a choisi d'inviter la CCI autour de la table. Le ministère précise par ailleurs que l'Université des Antilles ou d'autres établissements publics pourront s'adjoindre aux prises de décisions dans les deux territoires.

Gagner en efficacité et en coopération

La forme est donc posée, mais pour ce qui est du fond, le but c'est forcément de gagner en efficacité. Avec des structures uniques, on va tâcher d'optimiser les opérations de prévention, de ramassage, de stockage et de valorisation, dans un premier temps. Il y aura également davantage de légitimité face aux différents partenaires. Enfin, l'espoir est davoir une meilleure organisation territoriale, voire interrégionale, en la matière.

Pour ce qui est du financement, cinq millions d'euros ont été octroyés dans le PLF2023 (Projet de loi de finances) pour les deux GIP, auxquels s'ajouteront les fonds européens décidés par les collectivités, puis des aides de l'ADEME et d'autres partenaires. Après des années à subir ce fléau des sargasses, espérons que cette concentration des acteurs offrira les moyens d'une action à la hauteur.


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