Le Yacht Club de Pointe-à-Pitre menacé de fermeture sur fond de conflit avec le Grand Port maritime

Par 02/09/2026 - 06:16 • Mis à jour le 05/09/2026 - 09:30

Le Yacht Club de Pointe-à-Pitre est engagé dans un bras de fer avec le Grand Port maritime de la Guadeloupe. Son gérant, Samuel Damo, dit être sous la menace d’une expulsion après avoir reçu une « sommation interpellative de déguerpir ». Une première décision judiciaire est attendue le 6 septembre.

    Le Yacht Club de Pointe-à-Pitre menacé de fermeture sur fond de conflit avec le Grand Port maritime

Le Yacht Club et le Grand Port maritime de la Guadeloupe étaient liés par une Autorisation d’Occupation Temporaire, permettant à l’établissement d’exercer son activité commerciale sur le domaine portuaire.

Cette convention est arrivée à échéance en 2024, un point confirmé par les deux parties.

Samuel Damo assure toutefois qu’il continue de payer ses loyers et estime pouvoir, à ce titre, poursuivre son activité.

Le Grand Port maritime considère au contraire qu’en l’absence de convention à jour, l’occupation du site n’est plus régulière.

Le différend est désormais porté devant la justice. Une première décision est attendue le 9 novembre devant le juge de l’exécution.

« Aujourd’hui, je suis sous la menace d’une expulsion »

Le gérant du Yacht Club a organisé une réunion publique pour exposer sa position et rendre le conflit public.

Ce n’est pas un problème récent, ce n’est pas un problème neuf. Ça date, je dis, de 15 ans

Samuel Damo affirme notamment que les tensions autour de l’établissement réapparaissent régulièrement à l’approche de la Route du Rhum.

En 2014, il y avait un sujet, en 2018, il y avait un sujet, en 2022 et cette année, en 2026, c’est encore plus important parce qu’aujourd’hui, je suis sous la menace d’une expulsion

Il conteste également l’idée selon laquelle il aurait engagé le conflit judiciaire.

Je n’ai pas attaqué, j’ai répondu. Je fais jouer mes droits

Un appel à la mobilisation devant le Grand Port maritime

Des membres du LCDM ont participé à la réunion et apporté leur soutien au gérant.

Hubert Quiaba dénonce une « totale injustice » et critique directement la procédure engagée.

Le collectif appelle à une mobilisation mercredi matin devant le siège du Grand Port maritime de Guadeloupe.

Samuel Damo évoque aussi la création d’un collectif regroupant d’autres occupants du domaine portuaire qui, selon lui, connaîtraient eux aussi des situations difficiles.

Le GPMG ne souhaite pas commenter la procédure

Contacté, le Grand Port maritime de la Guadeloupe n’a pas souhaité répondre sur le fond du dossier.

Le GPMG indique exercer son droit de réserve en raison de la procédure judiciaire actuellement en cours.

La décision attendue devant le juge de l’exécution le 6 septembre constituera donc une première étape dans ce conflit entre le gestionnaire du domaine portuaire et le Yacht Club de Pointe-à-Pitre.


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