Les restaurateurs du littoral Caraïbe en détresse face aux conditions météorologiques
Ce vendredi et samedi (14 et 15 août), l'onde tropicale n°32 à généré de nombreuses précipitations orageuses avec des rafales de vent forts. Les passages pluvieux réguliers sur les côtes du nord de l'île ont mis les restaurateurs à rude épreuve.
Parasols fermés, tables rangées et grille du restaurant close, tout est fait pour éviter un maximum de dégâts. Gregory, gérant du Zagaya Beach Grill à Case-Pilote, évoque un nouveau coup dur, dans une saison déjà compliquée. Il confie :
Nous sommes systématiquement impactés, que ce soit la houle ou les épisodes nuageux avec de la pluie ou de la brume des sables. Ce week-end, qui est malheureusement un week-end festif pour la ville de Casse-Pilote, il y avait de fortes pluies et de fortes houles, donc on a dû démonter tout notre matériel. Et en plus de cela, les semaines précédentes, on a eu vraiment des épisodes de brume de sable qui étaient assez intenses. Cette année, ça a été particulièrement difficile pour nous. On attend simplement à chaque fois que les conditions s'améliorent. C'est tout ce qu'on peut faire.
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Entre la brume de sable et les pluies diluviennes ces dernières semaines, les clients se font bien moins nombreux. Les riverains et professionnels de Case-pilote au Carbet en passant par Bellefontaine sont néanmoins habitués aux fortes houles : pour eux il faut patienter le temps qu’elles se calment.
Mais pour celles et ceux qui travaillent en bord de mer, les conséquences sont immédiates. Une terrasse vide, des clients qui annulent, c'est parfois une journée entière de chiffre d'affaires qui s'envole.
Selon Gregory du restaurant Zagaya, cela s'ajoute à la difficulté de travailler avec des produits frais. Lorsque l'activité est perturbée au dernier moment, les commandes déjà passées sont à l'arrêt, et les clients ne sont pas au rendez-vous.
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Une situation qui ne devrait pas s’améliorer
Pour Roger, responsable du restaurant le Petibonum au Carbet, la houle et le mauvais temps sont devenus des conditions avec lesquelles il faut savoir composer. Il explique :
La météo ne nous permet pas d'avoir beaucoup de clientèle. Aujourd'hui, c'est vraiment mort de chez mort. On attend que ça passe, on n'a pas le choix. Par le passé, on a été vraiment dévasté par les différentes dépressions que nous avons eues. L'an dernier, la mer était entrée jusque dans la salle.
Une situation qu’il tient à tempérer malgré tout. Il relativise :
On est bord de mer, on n'a pas le choix. On est habitué, ça fait 20 ans maintenant qu'on est là, on assume, on se relève. Je suis descendu à 5h30, quand j'ai vu que la mer était calme, je me suis dit qu’on était sauvés.
Selon les rapports sur l'impact climatique dans les Outre-mer, un réchauffement global de +2°C entraînera une hausse de 13 % des cyclones les plus sévères (catégories 4 et 5).
Une menace grandissante pour les structures légères des restaurants de plage, en première ligne face à l'augmentation extrêmes des houles.

