Après un 12ème homicide en Martinique les policiers et les élus tirent la sonnette d’alarme

Par 28/05/2026 - 18:03 • Mis à jour le 28/05/2026 - 18:04

Le décès par arme à feu d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, mardi soir (26 mai) à Balata, porte à 12 le nombre d’homicides recensés en Martinique depuis le début de l’année. Une situation qui suscite l’inquiétude des syndicats de police et des responsables politiques.

    Après un 12ème homicide en Martinique les policiers et les élus tirent la sonnette d’alarme

Le drame s’est produit mardi soir (26 mai) à la résidence Hibiscus à Balata, à Fort-de-France. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été abattu dans une cage d’escalier après une course-poursuite.

Ce nouvel homicide est le 12ème enregistré en Martinique depuis le début de l’année et le 11e commis avec une arme à feu.

Pour le syndicat Alliance Police Nationale, cette nouvelle affaire illustre une violence devenue plus fréquente et une circulation préoccupante des armes sur le territoire.

Thierry Baucelin, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, souligne que le nombre d’homicides constaté à fin mai est identique à celui enregistré, à la même période en 2025 :

Il y a un passage à l’acte décomplexé et une circulation d’armes inimaginable. Nous sommes au même niveau qu’en 2025 avec 12 homicides à la fin du mois de mai.

Des inquiétudes sur les moyens de la police

De son côté, Louis Berté, secrétaire national adjoint d’Alliance Police Nationale, s’inquiète des conséquences du préavis de grève déposé par l’Union régionale CFE-CGC Martinique pour le vendredi 29 mai.

Par ailleurs, selon lui, le fonctionnement quotidien des services de police repose sur le travail des personnels administratifs et techniques :

Nous, policiers, nous avons le droit de manifesté, mais pas le droit de grève. Mais par contre, autour de nous, les fourmis travailleuses elles ont un pouvoir terrible, c'est qu'elles ont le droit de grève. Mais si les fourmis ne travaillent pas, ne serait-ce qu'une seule journée, il n'y a plus de police. Si ces personnels s’arrêtent, c’est toute la chaîne logistique qui est impactée : la paie, le matériel, ou encore les véhicules.

La classe politique appelle à des réponses

Après ce 12ème homicide, le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, fait part de sa préoccupation.

Il renvoie notamment à la conférence sur la sécurité, prévue en juillet 2026.

Sollicitée par la CTM, cette rencontre doit réunir l’État, la Martinique ainsi que plusieurs pays de la Caraïbe et des Amériques, afin d’aborder les questions liées à l’insécurité et aux trafics dans la région :

Écoutez les explications de Serge Letchimy : 


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