Ivre, armé et sur un scooter volé, un homme condamné à 18 mois de prison ferme

Par 30/04/2026 - 05:00 • Mis à jour le 30/04/2026 - 05:04

Un homme de 22 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme après avoir été interpellé dimanche à l’issue d’une course-poursuite avec la police au Gosier. Le jeune conducteur circulait alcoolisé, sans casque, sur un scooter volé et avec une arme à feu chargée dans son sac.

    Ivre, armé et sur un scooter volé, un homme condamné à 18 mois de prison ferme

Dimanche (26 avril) vers 3 heures du matin, à la sortie de Grand-Baie au Gosier, une patrouille de la BAC repère alors un scootériste sans casque, qui semble être en état d’ébriété. À la vue des policiers, le conducteur prend la fuite.

Quelques instants plus tard, il chute avec son deux-roues avant d’être interpellé après une courte poursuite à pied.

Lors de la fouille, les policiers découvrent dans sa sacoche un pistolet de calibre 9 mm avec une balle déjà chambrée, ainsi que plusieurs autres munitions. Le mis en cause, Maeronn Ribesois, a expliqué devant le tribunal qu’il détenait cette arme pour “se protéger”, affirmant devoir de l’argent à quelqu’un.

Plusieurs infractions reconnues

À l’audience, le prévenu a reconnu avoir conduit sans permis, sans assurance, sans casque et sous l’emprise de l’alcool. Concernant le scooter, il a expliqué l’avoir acheté 600 euros à un inconnu, sans carte grise. L’engin provenait en réalité d’un ancien braquage. Le jeune homme a également indiqué qu’il voulait simplement “se détendre” cette nuit-là.

Le parquet a dénoncé des déclarations jugées “incohérentes” et “farfelues”. Le tribunal a également tenu compte du passé judiciaire du prévenu, déjà condamné il y a quelques mois pour des faits similaires liés au port d’arme devant le tribunal de Basse-Terre.

Le parquet avait requis 18 mois de prison avec mandat de dépôt.

Des réquisitions suivies par le tribunal, qui a condamné le jeune homme à une peine ferme avec incarcération immédiate. La question de la révocation d’un précédent sursis de huit mois sera examinée ultérieurement par le juge d’application des peines chargé de son dossier.


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