L’équipage du Caribb Girl de la Barbade remporte la 35e édition du Billfish en Martinique
Durant trois jours, 91 pêcheurs de la Caraïbe et des États-Unis se sont affrontés dans l'île à l’occasion de la 35ème édition du Billfish, le prestigieux tournoi international de pêche sportive de la Martinique. L’équipage du Caribb Girl de la Barbade décroche la victoire.
Durant trois jours, 17 équipages de la Grenade, de la Barbade, de la Martinique, de Trinidad, de Sainte-Lucie ou encore des États-Unis ont participé à la 35ème édition du tournoi international de pêche sportive de la Martinique, le Billfish.
91 pêcheurs ont sillonné nos eaux à la recherche des plus gros poissons.
Marlins, thons, thazards, dorades coryphènes, barracudas…, sept espèces ont suscité l’intérêt des pêcheurs depuis le mercredi 29 octobre.
Mais pas question de les capturer, ni de les manger.
Un système de points est attribué aux pêcheurs à chaque prise, en fonction de l’espèce saisie, afin de déterminer le gagnant. Cette année, c’est l’équipage du Caribb Girl de la Barbade qui a remporté la compétition.
« Un gros travail d’équipe »
Marlon, un est des membres de l’équipage du Caribb Girl, revient sur cette aventure.
En Martinique, c’est un tournoi très spécial. C'est vraiment agréable pour nous. C'était un peu difficile, c'est vrai. Les deux premiers jours, c'était très serré. Et le dernier jour, nous avons eu du mal. Le secret, c'est beaucoup de pratique et juste un gros travail d'équipe. Pour la victoire, nous avons eu sept marlins, quatre thazards. Avec l'équipe, nous faisons plusieurs compétitions dans la Caraïbe. Nous essayons de faire chaque tournoi. L'année dernière, c'était la première fois que nous participions. Cette année, nous voulions venir faire mieux.
« Beaucoup de patience »
Emmanuelle est aux anges. Elle qui aime relever les défis décroche la quatrième place avec son équipe.
Ce n'est pas évident d'être une journée en mer, attendre, espérer. Quand il y a le poisson qui se présente, il faut le remonter.
Une passion partagée avec des jeunes comme Kévin, 17 ans. Scolarisé à l'école de la seconde chance, il a pu participer au tournoi cette année et perfectionner sa pratique.
Ça m'a fait découvrir d'autres techniques de pêche, une autre de prendre de plus gros poissons. C'est vraiment beaucoup d'attente, beaucoup de patience, mais pour, au final, attraper un plus gros poisson.
« Découvrir d’autres techniques »
Amar est, lui aussi, à l'école de la seconde chance. Sur l'eau, à côté des marins aguerris, le jeune de 17 ans a pu s'immerger dans un milieu qui l'attire depuis longtemps.
J'ai toujours aimé la pêche, depuis tout petit. C'est une manière de découvrir d'autres techniques et d'autres personnes qui pêchent. Travailler en équipe, j'appréhendais un peu, mais ça s'est bien passé. Comme on est tous des pêcheurs, on s'entend bien.
Une belle opportunité pour ces élèves qui n'auraient pas forcément eu les moyens d'y participer sans l'invitation de l'association Martinique Billfish Association (MBA), comme le souligne Jill Octavia, directrice de l'école de la seconde chance Martinique Sud.
Il faut un bateau, il faut des moyens pour pouvoir aller sur l'eau que les jeunes aujourd'hui qui peuvent être intéressés par ces filières-là n'ont pas forcément.
Un système de points
Laurent Glaudon, secrétaire général de l’association Martinique Billfish, explique ce qu’est la pêche sportive.
Ce qu’il y a de sportif dans l'exercice, c'est de réussir à ramener le poisson au plus près du bateau, retirer l'hameçon et le laisser partir. On peut être amené à perdre le poisson. Et du coup, on perd son combat d'une certaine manière avec ce dernier. Plus les pêcheurs relâchent de poisson, plus ils gagnent des points. Par exemple, pour un marlin, c'est 600 points. Donc, autant de marlins relâchés, c'est autant de points qui sont gagnés pour le pêcheur et pour le bateau. L'intérêt, c'est avant tout d'être dans le cadre d'une dynamique sportive. On est face à quelque chose qu’on ne maîtrise pas, un poisson. Il n'est pas obligé de venir mordre à l'hameçon et on n'est pas obligé de réussir à le ramener au plus près du bateau.
Pêcheurs aguerris, amateurs ou simples passionnés, durant trois jours, les participants ont partagé un agréable moment.
A ECOUTER Ces témoignages de participants
Un marlin de 283 kg
A noter que c’est l’équipage martiniquais du Reel Aventure qui a pêché le poisson le plus lourd, un marlin de 283 kg. Il sera offert aux élèves du lycée hôtelier de Bellefontaine. Ils l'utiliseront dans le cadre de leur apprentissage.
C’est l’un des rares poissons qui n’a pas été relâché, comme l’explique Laurent Glaudon.
La règle qui régit le tournoi est celle de l’IGFA (International Game Fish Association). En plus, nous avons un règlement interne au sein de l'association et au sein du tournoi. Un minimum de 160 kilos est imposé pour ramener un marlin à terre. Et il n'y en a qu'un seul qui est ramené, dans une démarche de préservation. On n'est pas là pour vider la mer des poissons. 99 % des poissons à rostre sont relâchés. Certaines typologies d'hameçons sont utilisées pour éviter de blesser le poisson. On l’accompagne quand il est au plus près du bateau, on retire l'hameçon de sa bouche, on l'accompagne à nouveau pour qu'il reprenne son souffle et on s'assure qu'il reparte en toute quiétude.
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