Trop d’accidents sur la voie du TCSP, la colère des chauffeurs de BHNS monte : « On ne peut plus accepter ça »
Après un carambolage survenu ce mardi 30 décembre à Dillon, impliquant un véhicule et un fourgon de la gendarmerie, les conducteurs de BHNS dénoncent la multiplication des accidents sur une voie pourtant strictement réservée. Ils pointent une situation dangereuse et n’excluent pas une mobilisation.
C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les chauffeurs de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Le carambolage d’hier matin, survenu à Dillon et impliquant un véhicule ainsi qu’un fourgon de la gendarmerie, relance le débat sur la sécurité de la voie du TCSP.
Les conducteurs estiment que les accidents y sont devenus trop nombreux. La semaine dernière encore, une femme de 65 ans a perdu la vie après avoir été percutée par une moto circulant sur cette voie réservée.
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En plus du danger pour les usagers, ces accidents dégradent les conditions de circulation des BHNS, avec des feux qui se retrouvent souvent à l’arrêt. Ce mardi 30 décembre, les chauffeurs ont exercé leur droit de retrait, le temps de la réparation d’un feu de circulation endommagé lors de l’accident.
« Personne d’autre n’a le droit de prendre le couloir »
Ils rappellent que la voie du TCSP est interdite à tout autre véhicule que ceux de la Régie des Transports de la Martinique, ainsi qu’aux véhicules chargés de l’entretien, et que les forces de l’ordre ne disposent d’aucun passe-droit.
Jean-Pierre Marcelin, délégué syndical à la RTM, dénonce un non-respect des règles :
On a un feu qui est à terre à cause de la gendarmerie qui est entrée dans le poteau, alors qu’elle n’a pas le droit d’être présente sur le circuit. Les véhicules qui sont autorisés à rouler dans le couloir, ce sont les BHNS, les véhicules de service de la RTM et les véhicules de la DDM, ceux qui nettoient la voie, etc. Personne d’autre n’a le droit de prendre le couloir.
Une colère qui pourrait mener à une mobilisation
Ce nouvel accident renforce la colère des chauffeurs, qui évoquent désormais des actions plus fermes à la rentrée.
On est mécontents. On va passer à la vitesse supérieure. Je pense qu’à la rentrée, on va devoir prendre des dispositions. Ça veut dire arrêter le réseau, se mobiliser et faire un droit de retrait parce qu’on est en danger. Aujourd’hui, on a des conducteurs choqués après l’accident qui s’est passé la semaine dernière dans le couloir à Sainte-Thérèse. Ils sont suivis pour la plupart d’entre eux. On ne peut plus accepter ça. Ce n’est plus possible.
Il rappelle une nouvelle fois qu’aucun véhicule extérieur n’est autorisé à circuler sur la voie du TCSP, y compris les forces de l’ordre, et lance un appel aux autorités.
Je lance un appel aux pouvoirs publics. Je lance un appel à Monsieur le préfet. On est grands ouverts. On a déjà reçu plusieurs fois la secrétaire du cabinet, qui nous a reçus. Mais là, ce n’est plus possible. On ne peut plus tolérer ce genre d’incivilités sur la voie, venant des pouvoirs publics.
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