À Rivière-Pilote, EPIS partage sa fabrication locale de cercueils lors d’une exposition
À Rivière-Pilote, l’entreprise à but d’emploi EPIS a organisé, samedi 20 juin, une foire d’exposition inédite dédiée à sa production locale de cercueils. Destinée aux entreprises de pompes funèbres, cette initiative visait à faire découvrir son savoir-faire et à développer de nouveaux partenariats dans le secteur funéraire.
Une foire inédite d’exposition de cercueils s’est tenue samedi dernier, le 20 juin, à Rivière-Pilote. L’évènement a été initié par l’entreprise à but d’emploi EPIS (Entreprise pilotine d’initiatives solidaires) à destination des entreprises de pompes funèbres.
Au programme : découverte des différentes gammes de cercueils, des capitons ainsi que de divers accessoires funéraires fabriqués localement par les salariés de la structure. L’objectif était de promouvoir ce savoir-faire local et de renforcer les partenariats avec les professionnels du secteur.
Un savoir-faire développé
Dans les locaux de l’entreprise, Cyrille Ramée a partagé son expertise. Après une formation et un stage de deux semaines consacrés à l’apprentissage des techniques de coupe, ce menuisier-ébéniste s’est lancé dans la réalisation de ses premiers cercueils.
Au départ, on faisait un modèle. Je ne connaissais pas avec ou sans moulure. J'ai appris faire avec moulure. Il y a des modèles que je ne savais pas faire. Là, à chaque fois, je mets la moulure.
Après l’assemblage du cercueil vient l’étape de l’habillage intérieur. Les capitons sont confectionnés par une équipe de quatre couturières. Parmi elles, Aurore Barrique, présente dans l’entreprise depuis plus de six mois.
On a la possibilité de faire selon ses goûts et ses couleurs et de préparer tout ce qui va avec, autant pour le décor de l'intérieur du cercueil et aussi bien même que la décoration extérieure, que ce soit par rapport à la salle. Aussi, on peut mettre sa touche finale avec la famille.
Compter entre 700 et 800€
Produire localement représente toutefois un coût important. Selon les modèles et les demandes, un cercueil est vendu entre 700 et 800 euros. Des tarifs qui restent difficiles à aligner face aux produits importés, souligne Dinia Bobi, directrice de l’entreprise à but d’emploi EPIS.
Il y a quand même la main d'œuvre, il y a le bois local qui est quand même cher, il y a tout ce qu'il y a comme peinture, teinture, etc.
Malgré ces contraintes, la demande est bien présente. Les entreprises de pompes funèbres constatent un intérêt grandissant pour les cercueils personnalisés, comme l'a expliqué Élodie, employée du secteur.
Ça arrive qu'on ait des familles qui demandent la personnalisation, mais il y a aussi la customisation qui se fait de plus en plus.
Aujourd’hui, EPIS collabore avec plus d’une vingtaine d’entreprises de pompes funèbres. La structure souhaite poursuivre son développement en nouant de nouveaux partenariats afin de renforcer son activité. Son ambition est de valoriser un savoir-faire local et d'offir aux familles un dernier hommage personnalisé et digne de leurs proches.
Un village funéraire en projet
L’Entreprise pilotine d’initiatives solidaires envisage également de nouvelles actions de promotion. Parmi les projets à l’étude figure l’organisation, d’ici la fin du mois d’octobre, d’un village funéraire réunissant ses différents partenaires, notamment les entreprises de pompes funèbres, les mutuelles et les acteurs du secteur.
Cette initiative a pour objectif de mieux faire connaître les services proposés et de renforcer les liens entre les professionnels de la filière.
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