« Des tirs dans tous les sens » : récit d’une Martiniquaise après le putsch manqué au Bénin
Une tentative de coup d’État a secoué le Bénin dimanche (7 décembre), avant d’être rapidement déjouée par les autorités. Sur place, la Martiniquaise Nathalie Riffert décrit un matin marqué par les tirs et l’intervention de l’armée, avant un retour rapide au calme.
Le week-end dernier a été marqué par une nouvelle tentative de coup d’Etat au Bénin, largement relayée à l’échelle internationale.
Des militaires béninois qui se proclament du « Comité militaire pour la refondation (CMR) » avaient annoncé, dimanche matin (7 décembre), sur la télévision publique, avoir « démis de ses fonctions » l’actuel président du Bénin, Patrice Talon.
Peu après, le ministre béninois de l'Intérieur a annoncé dimanche midi à la télévision nationale, la mise en échec de cette tentative de coup d’Etat.
Selon des sources militaires et sécuritaires du pays, une douzaine de militaires ont été arrêtés, dont les auteurs de la tentative de coup d'Etat.
« Le calme est revenu »
Un événement qu’a vécu sur place Nathalie Riffert, une Martiniquaise actuellement de passage au Bénin.
Le Bénin a repris le cours de sa vie normale. La population recommence à circuler, à vaquer à ses occupations. Moi-même, je sors d’un restaurant. Ce matin (NDLR dimanche), il y avait quand même une forte agitation de l'armée, avec des chars d'assaut. Il y avait les tirs sur toute cette zone. Au réveil, ça a été très difficile. On entendait des rafales de balles dans tous les sens et non loin de mon hôtel, sur la zone de Fidjrossé, qui est un quartier populaire. Là, le calme est revenu, le pays est stabilisé. Le président Talon a fait ce qu'il fallait rapidement. La réaction était très rapide, vive.
« C’était effrayant »
Si un retour au calme a été rapidement constaté sur place, pour Nathalie Riffert cet événement a marqué les esprits.
J’ai changé d’endroit pour aller dans un lieu plus sécurisé, en retrait de toute cette agitation, sous bonne escorte. En tout cas, ça a fait peur de voir toute cette agitation. Ça a créé du stress, beaucoup d'émotion. Voir les chars d'assaut, tous ces militaires, toutes ces armes de guerre. C'était effrayant. Mais très vite, la population a été rassurée. Le pays a été très vite quadrillé par les militaires et tout le monde a été mis en sécurité, personnalités comme personnes lambdas.
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